Hérault
Institutions
Réforme des collectivités – Navarro défend « l’intelligence territoriale »
Robert Navarro, premier secrétaire fédéral du Parti socialiste de l’Hérault et sénateur de l’Hérault, a défendu mercredi les 90 propositions de la mission temporaire sur l’organisation et l’évolution des collectivités territoriales, alors que le texte de loi doit passer devant le Sénat en septembre. « Sarkozy veut mettre en place une France à la solde et à la botte de l’UMP », a-t-il déclaré à la presse.
Les conseils généraux et régionaux doivent se fondre dans des conseils territoriaux à l’horizon 2014, le nombre d’élus au niveau national passant de 6 000 actuellement à 4 000.
Robert Navarro qualifie de « mauvais prétexte » l’argument des économies d’échelle. « Faire des économies ? C’est un mensonge d’Etat. Les conseillers régionaux et généraux coûtent à l’Etat 70 M€ par an d’indemnités. En faisant passer leur nombre de 6 000 à 4 000, l’économie sera d’environ 20 M€. Dans le même temps, le président a augmenté ses indemnités de 120 % et le budget de l’Elysée augmente de 20 %, passant à 130 M€ ! »
Sur la suppression de la taxe professionnelle : « C’est irresponsable. Comment on va faire fonctionner les institutions ? Comment faire de la prospection, de la perspective ? Comment on va mener campagne pour les régionales l’an prochain, sur quel contenu, vu qu’on ne connaîtra pas nos recettes ? »
Investiture PS aux régionales : vote des militants le 1er octobre
Sur le redécoupage des circonscriptions : « Marleix (secrétaire d’Etat aux collectivités territoriales, ndlr) a consolidé les parlementaires qui étaient en position de faiblesse. On a consolidé d’Ettore à Agde, la 6ème de Béziers devient intouchable (pour la gauche, ndlr) , on en crée une spéciale pour Rossignol (maire UMP de La Grande-Motte) en essayant de ménager Grand pour ne pas faire un conflit supplémentaire. C’est du charcutage électoral partisan. C’est inacceptable. »
Robert Navarro, qui admet qu’il faut clarifier les compétences des collectivités, voit un point positif dans la future réforme : « Il y aura incompatibilité entre la présidence d’une agglomération et la gestion d’une mairie de plus de 20 000 habitants. »
Les 15 000 militants socialistes en L.-R. choisiront leur candidat pour les régionales le jeudi 1er octobre. « Ce que nous souhaitons nous, les cinq premiers secrétaires départementaux, c’est que le candidat soit Frêche ». Aucun débat n’est prévu courant septembre entre Georges Frêche et ses éventuels futurs adversaires. Il n’y a selon Robert Navarro « pas de risque de partir avec deux listes, sauf si une majorité de militants refusent l’investiture à Frêche et la donnent à quelqu’un d’autre ».









