Raymond Couderc et « les oubliés de l’environnement »
Devant 600 personnes réunies vendredi 22 janvier au gymnase Bessière de Montpellier, le chef de file de la majorité présidentielle pour les élections régionales a présenté son programme en matière de protection de l’environnement et de développement durable.
Entouré de ses quatre têtes de liste départementales, Michel Py (Aude), Eddy Valadier (Gard), Francis Saint-Léger (Lozère) et Jean Castex (P.-O.), Raymond Couderc en a attaqué frontalement le président sortant et son bilan : « Ici à Montpellier, nous avons les oubliés de l’environnement (…) Lorsque l’on concentre tous les investissements et les équipements sur un même lieu, on obtient l’entassement, l’asphyxie, la pollution, l’étalement urbain, autrement dit tout le contraire de ce que préconise le Grenelle de l’environnement, s’est tout d’abord exclamé le sénateur - maire UMP de Béziers avant d’ajouter que « le développement durable n’est pas une mode, mais une vision d’avenir. Notre ambition est que le Languedoc-Roussillon soit en avance en la matière et elle a tous les atouts pour réussir.»
Création d’une agence régionale climat, énergie et environnement
Le candidat de la majorité présidentielle a par la suite évoqué les « ratés » de la politique environnementale régionale :« Pendant trente ans à Montpellier, nous avons eu la décharge du Thôt, la catastrophe de l’unité de méthanisation Amétyst, qui dégage à plusieurs kilomètres ses odeurs pestilentielles et ses mouches. Subventionnée à hauteur de 9 M€ par la région, dont ce n’est pas la compétence, elle ne traite que 30 % des déchets qui lui arrivent, le reste repart saturer les décharges. Nous avons aussi des grandes erreurs d’urbanisme avec la seule ville sans rocade et des dizaines d’hectares occupés par des surfaces commerciales en contradiction totale avec la loi SRU. »
Fort de ce constat, Raymond Couderc a plaidé pour un changement d’approche radical destiné à permettre au L.-R. de devenir « un éco-modèle. » Principales propositions avancées pour y parvenir : lancement de pactes de croissance verte avec les maîtres d’ouvrages conditionnant l’octroi de subventions, mise en place d’un grand plan d’irrigation pour l’agriculture et la viticulture, cadencement des TER entre Nîmes et Perpignan au rythme d’un train toutes les demi-heures, lancement d’un plan local de préservation de la diversité, soutien au développement de l’auto-partage, création d’une mission spéciale dédiée à l’énergie solaire et d’une agence régionale climat, énergie et environnement en charge de coordonner les actions dans le domaine de la formation et de l’éducation.










