Promotion Immobilière : vers un bon cru 2017 en ex-LR
Xavier Bringer, président de la fédération des promoteurs immobiliers (FPI) Occitanie Méditerranée et Laurent Villaret, membre du bureau, indiquent le 20/11 que le marché immobilier de l’ex-LR sur les neuf premiers mois de 2017 est en hausse de 15 % (4.746 ventes nettes), avec des prix stables (+ 1%), alors que 2016 avait déjà été une bonne année (4.138 ventes). Sur la période, l’ex-LR représente 47 % des ventes réalisées la région Occitanie. Pour le seul 3e trimestre 2017, 1.735 logements ont été vendus (vs 1.376 en 2016). Toutes les villes constituant la colonne vertébrale du territoire enregistrent des hausses (bassin de Thau : + 75 %, région de Nîmes : + 49 %, région de Perpignan : + 61 %), à l’exception de Narbonne. La métropole de Montpellier continue à tirer le marché régional, avec une hausse de 12 %, sur des volumes beaucoup plus importants (2.931 ventes vs 2.626 en 2016) et enregistre « une recrudescence des ventes à investisseurs de 41 % au 3e trimestre, soit l'un des meilleurs résultats des métropoles françaises », souligne Xavier Bringer. Celui-ci pronostique sur la métropole de Montpellier « 3.500 à 3.600 de ventes globalement sur 2017, un niveau jamais atteint ! » Le président de la FPI Occitanie Méditerranée pointe quelques sujets d’inquiétudes : le manque d’offre sur l’ensemble des zones de l’ex-LR et un risque de forte hausse des prix, qui pourrait atteindre 5 % selon lui.
À côté de nouvelles Zac en préparation, comme celles du Pays de l’Or Agglomération, « la zone de Sète reprend des couleurs avec le développement de la Zac de l’entrée Est. La continuité territoriale créée avec Montpellier par le regroupement des deux agglos du bassin de Thau, fait que dans 10 ans, on parlera de Sète comme de Montpellier aujourd’hui », souligne le président de la FPI. Même si Béziers constitue un petit marché, les ventes ont augmenté de 47 % (484 logements). « À Béziers, le marché de l’ancien reprend et la connexion avec les programmes autour du Polygone fonctionne bien. Cela rend le marché stable et serein », explique le président de la FPI. Pour lui, il faut garder la zone de Béziers en zonage B1, au lieu de B2 (ce qui est prévu par la loi Logement), ou alors ouvrir une zone spécifique à quota pour autoriser des logements éligibles au Pinel. Narbonne et Alès sont les deux autres Villes de l’ex-LR concernées par le déclassement de B1 en B2. Xavier Bringer craint une trop grande métropolisation, au détriment de l’équilibre des territoires et des centres-bourgs.
Pour autant, la quête de foncier reste un enjeu majeur pour les professionnels de l’acte de bâtir. « Les promoteurs ont cherché des terrains, travaillé sur des réhabilitations en ville… Ils travaillent encore dans l’optique des Scot et des PLUI, explique Xavier Bringer. Le choc de l’offre voulu par le gouvernement et la volonté de concentration au sein des métropoles vont avoir un effet inverse sur les deux ans à venir en ex-LR, car nous avons peu de terrains constructibles et des territoires très contraints sur le plan environnemental. » Le président de la FPI concède qu’un travail est à conduire « avec les maires des 1res et 2e couronnes de la métropole ou des agglos pour passer à une architecture intermédiaire entre le centre bourg et les lotissements. »










