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Languedoc-Roussillon
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Immobilier
| 18/11/2010

Promoteurs et constructeurs de maisons individuelles main dans la main

C’est une première au niveau national : les présidents de la Fédération des Promoteurs Immobiliers, le montpelliérain Marc Pigeon (2e en partant de la droite), et de l’Union des Maisons Françaises, Christian Louis-Victor (2e en partant de la gauche), accompagnés de leurs homologues régionaux pour le L.-R., Philippe Ribouet (à droite) pour la FPI et Serge Nauges (à gauche) pour l’UMF, ont tenu une conférence de presse commune jeudi 18 novembre en fin de matinée au château de Flaugergues, à Montpellier.

Réunion avant-gardiste ? Marc Pigeon en est convaincu : « Un jour, il n’y aura plus qu’un seul syndicat de l’immobilier. Ça sera peut-être dans 40 ans, mais ça se fera à terme. » Serge Nauges ajoute : « On n’est pas concurrents. Dans les marchés à venir, on aura forcément quelque chose à faire ensemble. »
A 17 mois de l’élection présidentielle, alors que le logement est l’une des préoccupations principales des Français, Marc Pigeon veut une participation des professionnels dans le débat politique. « On a un rôle de proposition à jouer parce qu’on a un train d’avance sur les politiques. On évolue plus vite. Benoist Apparu (secrétaire d’Etat au Logement, ndlr) a su s’appuyer sur les professionnels. Mais le système actuel est à bout. Les politiques sont à l’arraché. Ils attendent des idées. Il manque une réflexion sur le locatif, sur les nouveaux pauvres... »
Il confie vouloir « créer un think tank pour préparer la présidentielle, en faisant se rejoindre plusieurs personnes d’horizons très différents, pour essayer de voir ce qu’on peut faire pour l’immobilier. »
Tout en rappelant les trois priorités du moment : « Construire là où il y a des besoins ; resolvabiliser les ménages ; favoriser les constructions BBC (bâtiments basse consommation). »

En L.-R., le nouveau PTZ + devrait soutenir la demande en 2011
Réagissant à la mise en place du PTZ +, censé favoriser la primo-accession à la propriété, Christian Louis-Victor (UMF) déclare : « C’est bien d’aider la demande. Mais il faut aussi soutenir l’offre, pour trouver les moyens de répondre à cette demande. Si on a une augmentation de la demande mais que l’offre reste au niveau actuel, on crée un déséquilibre. C’est ce qui est le plus difficile. »
Au niveau régional, Philippe Ribouet mise sur le PTZ + : « En 2011, le nouveau prêt à taux zéro devrait soutenir la demande. On arrivera à financer des logements à 3 300 €/m2 habitable, ce qui nous permettra de retrouver la clientèle en primo-accession qu’on avait perdue. »
De manière générale, Marc Pigeon en appelle à une simplification réelle de la profession : « Notre métier devient tous les jours un peu plus compliqué : recours des tiers, règlementations handicapés, blocages liés à la loi sur l’eau. Une réglementation s’ajoute à l’autre. J’ai toujours peur quand on annonce des simplifications ! En général, ça fait 50 pages de plus dans le code de l’urbanisme. Mais si ça pouvait changer pour de bon, ça serait bien. »
Enfin, Christian Louis-Victor a relativisé le discours sur la densité, véhiculé par le Grenelle de l’Environnement : « En reconstruisant la ville sur elle-même, on est capable de faire 160 000 logements par an, alors que le besoin est évalué à 400 000. Quoiqu’en disent les opposants à l’étalement urbain, la production de logements se font aussi en extension urbaine. Il n’y a rien de mal à ça. L’objectif n°1, c’est quand même de loger les gens. La loi promeut davantage de densité. Mais il y a une réalité du marché. On n’habite pas des concepts. Méfions-nous d’une vision trop théorique des choses. » Marc Pigeon a renchéri : « Densité ne veut pas dire tour. Le quartier d’affaires de La Défense, qu’on imagine dense, est à un coefficient d’occupation des sols (Cos) de trois, et le quartier parisien du Marais, qui paraît à échelle humaine, est à un Cos de cinq. »
Les constructeurs de maisons individuelles représentent environ 50 % du total des logements produits chaque année en France et sont dédiés quasi-exclusivement à l’accession à la propriété. Les promoteurs pèsent, eux, 30 % de la production nationale. 70 % de leurs opérations sont vendues à des investisseurs et 30 % à des accédants à la propriété.
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