Languedoc-Roussillon
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Projet Idex : l’Etat et la Région L.-R. veulent aller de l’avant

Claude Baland, préfet de l’Hérault et de la région L.-R. (à g.), Christian Philip, recteur de l’académie de Montpellier (au centre) et Christian Bourquin, président de la Région L.-R. (à droite), ont affiché jeudi 6 janvier leur satisfaction et leur soulagement, au rectorat, lors d’une conférence de presse commune, à la veille du dépôt de candidature des trois universités montpelliéraines au projet d’initiative d’excellence (Idex), lancé par le ministère de l’enseignement supérieur.
Le dossier, encore en discussion hier soir, devrait s’appeler « Université Montpellier Sud de France : une université fédérale d’ambition mondiale ». Les premiers résultats de l’appel d’offres sont attendus « à la fin du printemps », selon Christian Philip.
« Tout le monde doit être derrière la candidature de Montpellier, a-t-il déclaré. Il est essentiel que ce projet soit retenu parmi la dizaine de sites d’initiative d’excellence (au niveau national, NDLR). Non seulement en termes de dotations financières, mais aussi parce que derrière, il y aura une forme de label qui entraînera une attractivité forte et le développement de secteurs bien au-delà du périmètre d’excellence. Le site de Montpellier représente une place significative sur la carte nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il en va de l’intérêt national que ce site figure parmi les initiative d’excellence retenues. C’est ce que nous avons dit aux présidents d’universités : l’enjeu les dépasse. »
« Tout le monde doit être derrière la candidature de Montpellier, a-t-il déclaré. Il est essentiel que ce projet soit retenu parmi la dizaine de sites d’initiative d’excellence (au niveau national, NDLR). Non seulement en termes de dotations financières, mais aussi parce que derrière, il y aura une forme de label qui entraînera une attractivité forte et le développement de secteurs bien au-delà du périmètre d’excellence. Le site de Montpellier représente une place significative sur la carte nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il en va de l’intérêt national que ce site figure parmi les initiative d’excellence retenues. C’est ce que nous avons dit aux présidents d’universités : l’enjeu les dépasse. »
« Un projet plus important qu’ailleurs »
« Les conditions pour participer à la sélection sont remplies, je m’en réjouis, a enchaîné Claude Baland. Les universités, les écoles et les laboratoires de recherche jouent un rôle plus important qu’ailleurs en L.-R., région peu industrielle. La réussite de ce projet dépasse le cadre strictement universitaire. Il y a une attente forte du monde économique. Depuis la venue de René Ricol (commissaire général à l’investissement, très sévère sur l’avancement du projet Idex lors de sa venue à Montpellier, le 22 octobre), tous les acteurs universitaires ont beaucoup travaillé sur le contenu scientifique et le mode de gouvernance ».
Avant Noël, des doutes avaient vu le jour quant à la finalisation dans les temps (avant ce vendredi 7 janvier) du contenu scientifique et du mode de gouvernance. Ce qui avait valu une suspension (votée le 22 décembre) des aides de la Région L.-R. pour tous les projets universitaires dans le cadre du contrat de projets Etat/Région. Une décision assumée par Christian Bourquin : « Je souhaitais ce projet ambitieux. L’économie et l’emploi de la région sont en jeu. »
Tout n’est pas totalement ficelé. Les conseils d’administration des trois universités se réunissent ce jeudi et ce vendredi matin. Anne Fraïsse, président de l’Université Montpellier III, déclarait dans notre newsletter du 4 janvier que le vote du projet par son conseil d’administration, ce vendredi matin, sera « difficile. On compte les voix car ce projet ne va pas dans le sens des convictions de mon université ».
Avant Noël, des doutes avaient vu le jour quant à la finalisation dans les temps (avant ce vendredi 7 janvier) du contenu scientifique et du mode de gouvernance. Ce qui avait valu une suspension (votée le 22 décembre) des aides de la Région L.-R. pour tous les projets universitaires dans le cadre du contrat de projets Etat/Région. Une décision assumée par Christian Bourquin : « Je souhaitais ce projet ambitieux. L’économie et l’emploi de la région sont en jeu. »
Tout n’est pas totalement ficelé. Les conseils d’administration des trois universités se réunissent ce jeudi et ce vendredi matin. Anne Fraïsse, président de l’Université Montpellier III, déclarait dans notre newsletter du 4 janvier que le vote du projet par son conseil d’administration, ce vendredi matin, sera « difficile. On compte les voix car ce projet ne va pas dans le sens des convictions de mon université ».
« Idex, c'est un demi-TGV »
Un ultime blocage est écarté par Christian Bourquin. « Un de mes premiers vœux pour 2011 s’exauce, s’est-il réjoui. Ce projet concerne l’économie et l’emploi de toute la région. C’est un demi-TGV (Nîmes-Montpellier, NDLR, Idex pesant environ 1 Md€ et le contournement Nîmes-Montpellier environ 2 Md€). La Région L.-R. ne pouvait pas se désintéresser de ce dossier qui nous engage sur les trente prochaines années, même si l’université n’est pas dans nos compétences propres. Je vais rédiger aujourd’hui (jeudi 6 janvier, NDLR) la lettre de soutien de la Région L.-R. »
Une fusion des trois universités eût-elle été préférable pour convaincre le jury ? « La fusion de trois universités ne se fait pas facilement et rapidement, a répondu Christian Philip. Il vaut mieux une gouvernance commune qui soit réelle qu’un débat permanent qui ne débouche pas sur la fusion. Il n’y a pas de modèle. La fusion n’était pas possible aujourd’hui. Et dans un appel d’offres international, il faut être crédible. Montpellier n’est pas un cas à part. Un seul site a opéré la fusion, c’est à Strasbourg. Un autre site est en voie de la réaliser, c’est Marseille, mais il a fallu dix ans pour y arriver ! Donc, s’il faut dix ans pour y arriver à Montpellier, ce n’est pas absurde. Aujourd’hui, on passe aux choses positives, à la défense du projet. »
Une fusion des trois universités eût-elle été préférable pour convaincre le jury ? « La fusion de trois universités ne se fait pas facilement et rapidement, a répondu Christian Philip. Il vaut mieux une gouvernance commune qui soit réelle qu’un débat permanent qui ne débouche pas sur la fusion. Il n’y a pas de modèle. La fusion n’était pas possible aujourd’hui. Et dans un appel d’offres international, il faut être crédible. Montpellier n’est pas un cas à part. Un seul site a opéré la fusion, c’est à Strasbourg. Un autre site est en voie de la réaliser, c’est Marseille, mais il a fallu dix ans pour y arriver ! Donc, s’il faut dix ans pour y arriver à Montpellier, ce n’est pas absurde. Aujourd’hui, on passe aux choses positives, à la défense du projet. »










