Languedoc-Roussillon
Conjoncture
Progression « notable » de l’activité en décembre selon La Banque de France
La dernière note de conjoncture publiée par la Banque de France pour le mois de décembre 2011 fait état d’une progression de l’activité dans tous les secteurs d’activité industriels même « si l‘écart est moins significatif dans l’industrie des équipements électriques et électroniques. » Un secteur qui pâtit de « la progression du coût des approvisionnements, à nouveau supérieur à celle des tarifs des produits finis ». Seules les industries agricoles et alimentaires ont pu adapter leurs prix de vente à celui des achats indique la note mensuelle de conjoncture qui note par ailleurs « une évolution favorable de l’emploi (…) liée à de nouvelles perspectives de développement de la production. » Le secteur des transports est le seul à afficher une baisse des carnets de commandes. La production de matériels de transport est portée part la demande étrangère mais les marges sont mises à mal l’augmentation des coûts d’achats. Dans les services marchands, « l’activité globale a peu varié, mais les disparités d’évolution subsistent entre les secteurs. » Le courant d’affaire « s’affermit » dans les activités spécialisées, mais il est négatif dans l’informatique et la location immobilière.
Inquiétudes dans le BTP
Autre indication, « l’équilibre des trésoreries est à peine préservé, l’emploi n’apparaît pas dans une dynamique positive et les transactions devraient peu évoluer dans l’ensemble. » Dans le bâtiment et les travaux publics, si l’activité reste d’un bon niveau « le climat des affaires est à l’inquiétude » souligne La Banque de France. Principale explication avancée, le renouvellement « plus difficile » des carnets de commande dans le bâtiment, des prix tendus et des coûts de production à la hausse. La note constate également un tassement des carnets de commandes dans les TP, « personnel intérimaire et heures supplémentaires » constituant la principale variable d’ajustement du secteur. Enfin, dans le commerce de gros, le négoce de produits agroalimentaires poursuit son rebond, celui des produits industriels amorce une légère reprise hormis pour les produits chimiques. Quant au niveau des stocks, il est jugé trop haut en raison d’un mois de décembre plus calme et un report des commandes au début 2012. Et si les perspectives restent encourageantes dans l’agroalimentaire, elles se dégradent dans le secteur industriel au regard de la contraction des carnets de commandes, le tout sous fond de hausse des prix d’achat.










