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Languedoc-Roussillon
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Biotechs - Santé
| 30/06/2015

Professions libérales : "l'Etat doit lever une paupière sur le sort de Montpellier"

Les professions libérales poussent un nouveau cri d'alarme : après le collectif des professionnels de santé, constitué à la fin mai, elles se rassemblent, des géomètres aux infirmiers, pour hausser le ton face « à des dés pipés », « un choix fait depuis le début » en faveur de Toulouse, qui selon eux sera sans aucun doute la future capitale de Région. En jeu : la pérennité de la maison des professions libérales, 4 500m2 et 50 salariés, qui hébergent notamment les ordres médicaux à Montpellier, mais aussi les unions de professions libérales et des syndicats. Si l'ARS est basée à Toulouse, alors la plupart de ces structures pourraient déménager . Plus largement, la dynamique montpelliéraine dans le domaine de la santé est pour eux fortement compromise si aucun entre-deux n'est trouvé. « Il faut que l'Etat lève une paupière sur Montpellier. Nous demandons simplement une équité de regard », s'est indigné Jacques Bringer, doyen de la faculté de médecine. « Cette ville a une ambition pour la santé. Mais l'Etat ne semble pas prêt à déroger à la concentration toulousaine », a renchéri Max Ponseillé, président d'Oc Santé, réseau privé de clinique qui emploie 2 000 salariés. Les professionnels de santé mobilisent dans leur combat : ils ont alerté les politiques, mais aussi les chambres consulaires et les réseaux de chefs d'entreprise afin d'appuyer leur démarche.

Céline Dupin
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