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Gard / Hérault
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Industrie
| 12/10/2020

Prism veut créer une filière autonome française dans la protection individuelle et collective

Lancée au début de l’été, l’entreprise Prism (cinq personnes, 34) vise à « proposer une filière industrielle autonome dans la protection individuelle et collective », indique Christian Curel, co-fondateur (avec Jean-Marc Azam) le 12 octobre à La Lettre M. L'objectif étant de ne plus être dépendant d'autres pays dans ce domaine. Dans cette optique, Les fondateurs sont entrés en contact avec des entreprises produisant ce type de produits (masques, visières, gels, plexi...) avant la crise ou ayant commencé à le faire pendant la crise et souhaitant continuer. C’est le cas notamment de l’entreprise lunelloise Enthon qui développe des machines fabriquant des masques FFP2 et de 7Tech (30 salariés, CA : 1,8 M€, Deaux-30) qui a mis au point une machine produisant des masques chirurgicaux.

« Nous pouvons soit travailler ensemble pour créer ces produits en collaboration, soit commercialiser leurs produits. » La finalité étant d'industrialiser et d'automatiser les processus existants pour structurer la filière. Prism est d'ailleurs référencée sur la plateforme régionale Occitanie Protect qui vise à mettre en relation des initiatives régionales industrielles en matière d'équipements de santé. L’investissement engagé par Prism pour l'acquisition de ces premières machines (une machine conçue par 7Tech et deux par Enthon), ainsi que pour plusieurs autres équipements produits par des entreprises locales est de 1,6 M€. « Nous sommes aussi en discussion avec des sociétés locales produisant des solutions hydroalcooliques, des visières, des panneaux en plexiglas… » Prism échange notamment avec Bio-Uv (Lunel), spécialisée dans le traitement et la désinfection de l’eau et des surfaces.

Installation et recrutements
Afin d'héberger ces machines et produits, ainsi que ses bureaux, Prism s’installera prochainement, en tant que locataire, dans des bâtiments d’environ 600 m2 situés dans le Grand Montpellier (leur localisation exacte n’est pas encore définie). D’ici à 2023, Prism devrait déménager pour acquérir des locaux plus grands, « environ 2 000 m2 ».
Prism mobilise cinq personnes actuellement mais Christian Curel espère que ce nombre passera à dix d’ici à six mois, à trente personnes d’ici à 18 mois et à cinquante personnes d’ici trois ans. « Toutes ne seront pas forcément recrutées en interne car nous souhaitons collaborer avec des entreprises d’insertion. »

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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