Priorité au développement économique pour le Pays de Lunel
Foncier et ZAE « Du foncier, nous en avons, affirme l’édile, mais encore faut-il pouvoir le libérer. » Une dix-neuvième ZAE est en projet : la zone du Dardaillon, sur douze hectares, entre Lunel et Lunel-Viel. « L’objectif est qu’elle soit opérationnelle en 2023 », indique Jean-Pierre Berthet. Mais ce projet est contrarié par la présence de l’outarde canepetière. « L’outarde est présente sur quatre hectares et il nous en est demandé trente en compensation, résume le vice-président. Nous sommes en train d’acquérir douze hectares avec l’aval de la Safer et nous cherchons le reste. » Restent 18 ha à trouver. Parmi les pistes, des terres agricoles qui pourraient être mises à la disposition de la collectivité par des agriculteurs pendant cinq à six ans et servir de compensation. D’autres hypothèses de développement existent, « au nord de l’entrée de l’autoroute par exemple, sur la commune de Saturargues, poursuit Jean-Pierre Berthet. Il y aurait moyen de créer une zone à cet endroit. » L’Écoparc, sur une cinquantaine d’hectares entre le canal du Bas-Rhône et l’autoroute A9 à Lunel, est en sommeil.
RN 113 « L’emplacement de la future ZAE du Dardaillon est stratégique car elle est située en bordure de la déviation à venir de la RN 113 qui va relier Lunel-Viel à la route de la mer », déclare Pierre Soujol. Cette déviation est inscrite dans le prochain contrat de plan État-Région dont la signature est prévue en 2021. « Près de 6 M€ de travaux ont déjà été engagés, ce qui lui donne une certaine légitimité. Nous n’avons jamais été aussi près de voir ce projet avancer », assure l’édile, même si la crise sanitaire l’inquiète : « Nous craignons des arbitrages de l'État. »
Dialogue « S’il nous faut restaurer le dialogue avec les entreprises, il en va de même avec les grandes institution supports, comme la Région », poursuit Pierre Soujol. Une première rencontre avec Carole Delga, présidente de Région, a eu lieu. En ce qui concerne Montpellier, un échange avec Michaël Delafosse, président de la Métropole, doit être organisé. Et d’imaginer des partenariats : « Viabiliser une ZAE demande des moyens financiers importants. La Métropole pourrait nous y aider et flécher vers nous des entreprises à la recherche de foncier. En contrepartie, nous pourrions prévoir un remboursement annuel de leur investissement, confie le président du Pays de Lunel. Nous aurions un retour fiscal intéressant mais aussi des solutions pour lutter contre le chômage. »
Formation « La chambre de métiers de l’Hérault souhaite ouvrir un centre de formation à Lunel sur les métiers en tension », indique Pierre Soujol. Quelque 150 m2 sont recherchés. « Nous pensons à l’ancienne gare », poursuit le vice-président. « C’est proche du centre-ville. Il faut avoir trouvé une solution en 2021 », insiste le maire.










