« Premier socialiste » : large victoire de Didier Codorniou
Didier Codorniou l’emporte largement face à Éric Andrieu dans l’élection interne organisée hier par le parti socialiste pour désigner le « premier socialiste », qui sera chargé d’élaborer les listes pour les prochaines élections régionales. Didier Codorniou, qui aurait obtenu 65 %, est partisan de la reconduction sans conditon du divers gauche Georges Frêche, exclu depuis du PS, comme tête de liste aux prochaines élections régionales. Premier secrétaire du PS audois et vice-président à la Région, Éric Andrieu prônait le rassemblement de la gauche, et entendait poser des conditions à son éventuel soutien à Georges Frêche.
Andrieu battu partout, sauf dans l’Aude
Selon les chiffres disponibles ce matin, Éric Andrieu n’arriverait en tête que dans une seule fédération, celle de l’Aude, avec 53,1 % des voix. Dans les autres départements, il est largement devancé par Didier Codorniou, qui remporterait 85,6 % des voix dans les P.-O., 71 % dans l’Héraut, 70,5 % dans le Gard et 92,98 % en Lozère. Interrogé ce matin, un partisan d’Éric Andrieu affirmait que des irrégularités avaient été constatés dans plusieurs bureaux de l’Hérault, mais disait « douter de l’opportunité d’introduire des recours, vu l’écart entre les deux candidats ». Un comité régional devrait entériner la désignation de Didier Codorniou, cet après-midi. Ce dernier avait reçu le soutien des présidents des conseils généraux du Gard, des P.-O. et de l’Aude, des maires PS de Narbonne et Carcassonne, et de quatre premiers secrétaires fédéraux sur cinq. Derrière Éric Andrieu s’étaient positionnés des adversaires déclarés de Georges Frêche, comme le président du conseil général de l’Hérault, André Vezinhet, le député Kébert Mesquida, ou le maire de Montpellier, Hélène Mandroux, et des compagnons de route de Georges Frêche, comme Max Lévita.










