CES Las Vegas : pour séduire l'Amérique, il faut savoir changer son business model
Pour conquérir un marché, il faut savoir s'adapter à lui. L'acceptation tarifaire, le mode de paiement (achat ou abonnement) sont différents d'un continent à l'autre. C'est l'un des enseignements que tirent les entreprises régionales de leur passage dans les allées du CES. « Notre premier contact avec les États-Unis est bon mais il nous faudra revoir certaines choses », explique Sven Fonteny, cofondateur de Flipr (Perpignan et Toulouse). « En France, nous vendons notre produit 299 €. C'est un one shot. Si on veut pénétrer le marché américain, les prospects d'ici nous ont dit qu'il faudrait davantage penser à une formule d'abonnement associée à des services car ici, contrairement à la France, la moitié des piscines jouissent d'un contrat d'entretien », poursuit l'entrepreneur. Même son de cloche chez Connit (Labège - 31), présent sur le site de son actionnaire minoritaire Engie. Yann Gabay, un des cofondateur de l'entreprise avance : « Quatre jours de rencontre avec des prospects américains au CES, c'est quatre mois de gagné sur la compréhension du marché américain et de ce qu'il nous faut changer pour pénétrer ce marché. »










