Fil infos

Hérault
| | 21/04/2009

Pour les syndicats de salariés, la crise n’excuse pas tous les comportements patronaux

CGT, CFDT, Unsa et Solidaires manifestent devant la CCI de Montpellier et sont reçus en audience, mardi 21 avril, par les trois syndicats patronaux, Medef, CGPME et UPA. « On entend les annonces les plus alarmistes sur le secteur des BTP alors qu’il y a un réel besoin de logements sociaux, argumente Jacques Artières, secrétaire général CFDT de l’Hérault. Dans les différentes syndicats, les gens nous font part de deux choses : les motifs avancés pour les licenciements sont au-dessous de tout et se font sans respect pour les salariés. Et puis les offres d’emploi qui circulent sont à un niveau de rémunération ridicule. Les employeurs profitent en fait de la crise pour revoir à la baisse les revenus ». « Ce sont les dérives patronales qui expliquent cette crise, accuse Serge Ragazzacci, secrétaire de l’Union départementale CGT. On vient aussi pour dire 2-3 mots sur l’introduction de la rupture conventionnelle de contrat : il y a une explosion de la demande qui masque les licenciements économiques ». Et tandis que Philippe Sicart, pour Solidaires, vient demander aux syndicats patronaux « une position de principe sur l’arrêt des licenciements quand les résultats sont positifs », Jean-Pierre Malhaire, de l’Unsa, s’interroge : « Avons-nous vraiment des positions inconciliables avec le patronat ? C’est aussi ce que nous venons voir. Mais c’est un cas d’espèce : on s’attend à ce qu’ils nous disent qu’ils ne sont pas des grands patrons et que le problème doit être traité différemment ».

Les syndicats invités en cellule de veille à la préfecture

Deux heures plus tard, au sortir de la réunion, Serge Ragazzacci évoque tout autant « les sujets sur lesquels on pourrait être amenés à travailler ensemble » que les « soucis d’analyses pas forcément convergentes » : « Les employeurs sont d’accord pour qu’on participe à la cellule de veille mensuelle qui se tient en préfecture détaille le secrétaire CGT. On s’est aussi dit qu’il fallait travailler ensemble sur les abus de certains employeurs en travail saisonnier ». En revanche, pas de réponse patronale sur l’explosion, dénoncée par les syndicats, de la rupture conventionnelle de contrat : « Le patronat nous a dit ignorer une telle dégradation de la situation alors qu’il participe à la cellule de veille ». L’Intersyndicale va émettre un procès verbal de la réunion avant le rassemblement prévu devant la préfecture, jeudi. Un rassemblement déjà annoncé avant cette première réunion mais qui, fort de la position du patronat trouvant légitime la présence des syndicats de salariés aux cellules de veille, réclamera, en premier lieu, l’officialisation de cette présence par la préfecture.

Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie