Pour compenser les faibles récoltes, l'IGP Côtes de Gascogne vise les marchés rémunérateurs
En recul de 35 à 40 %, la récolte 2022 de l’IGP Côtes de Gascogne est la plus faible jamais enregistrée depuis 1991. Un coup dur pour la filière qui – à 642 000 hl seulement – avait déjà vu sa production reculer de 20 % en 2021. Heureusement, « la qualité est là », rassure Olivier Dabadie, président de la section interprofessionnelle des Côtes de Gascogne. Face à la situation, les acteurs de la filière (200 domaines, six caves coopératives, 800 adhérents, 23 négociants vinificateurs) « privilégient (en plus de la France, NDLR) les marchés les plus rémunérateurs comme les États-Unis ou l’Europe du Nord », où le prix des vins IGP Côtes de Gascogne est en hausse : + 21,5 % aux Pays-Bas, + 16,8 % en Belgique, + 15,3 % aux États-Unis.
Reconnu en IGP depuis 2009, le vignoble des Côtes de Gascogne (12 000 ha) recouvre le département du Gers ainsi qu’une petite partie des départements limitrophes des Landes et du Lot-et-Garonne. Il appartient au bassin viticole du Sud-Ouest, constitué de 16 appellations d’origine protégée (AOP) et de 12 indications géographiques protégées (IGP). Le vignoble est spécialisé dans les vins blancs secs (69 % de la production), et moelleux et doux (14 %).










