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Languedoc-Roussillon
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Eau - Environnement
| 22/03/2010

Ports - Sète et Port-la-Nouvelle à l’heure du développement durable


Alors que se profile la SITL 2010 à Paris Nord Villepinte (23-26 mars), les ports du L.-R. affichent leurs ambitions en termes de développement durable. A Port-la-Nouvelle (importation d’hydrocarbures et exportation de céréales ; 1,9 millions de tonnes en 2009), la CCI de Narbonne, gestionnaire du port, veut installer 15 000 m2 de panneaux photovoltaïques sur le toit des hangars. « Un appel à projet a été lancé, nous choisirons l’opérateur au cours du 2e semestre », indique Gaëtan Guilloux, directeur d’exploitation, à La Lettre M. Une « zone verte », dédiée au tri sélectif, a été créée début 2009.
Le port de Sète (2,9 millions de tonnes en 2009) joue quant à lui la carte de l’intermodalité. L’outil est en effet embranché au réseau ferré et relié au canal de Rhône à Sète. « Des discussions sont en cours avec Réseau Ferré de France pour transférer les voies ferrées, voire quelques faisceaux d’échanges, au port de Sète (détenu par la Région Languedoc-Roussillon, ndlr), déclare Jean-Loup Bertret, directeur du port. Nous pourrons alors recourir davantage à la voie ferrée. » Sur le canal de Rhône à Sète (60 km entre Sète et Saint-Gilles), 95 M€ d’investissements sont prévus,dont 50 M€ (30 M€ à la charge de la RégionLanguedoc-Roussillon,10 M€ pour VNF et 10M€ pour l’État) d’ici à 2013.
Le chantier consiste à recalibrer le canal pour y faire passer des péniches de 2 300 à 2 500 tonnes, longues de 120 mètres, contre 900 tonnes et 90 mètres actuellement. Un trafic conteneurs, jusqu’à présent inexistant, pourra alors voir le jour sur ce canal. D’autant plus qu’un projet de terminal conteneurs va s’établir sur le port de Sète, porté par l’opérateur italien GF Group,avec 280 000 conteneurs prévus à l’horizon 2016-2017.
Toujours dans le domaine du report modal, le port de Sète* a répondu à l’appel à projets lancé par la France, l’Italie, Malte et l’Espagne pour le référencement d’une autoroute de la mer qui relierait Sète et Gênes.


L’autoroute de la mer de Lafarge Ciments reportée à 2014

Côté énergies renouvelables, après un démarrage en trombe en 2007 (21 escales, 20 000 tonnes), lié à la création d’un parc important dans le Massif central, le trafic de pales d’éoliennes, le trafic est descendu à 6 000 tonnes en 2009 (cinq escales). 
La Région Languedoc-Roussillon va lancer courant 2010 une consultation pour la réfection de la toiture et l’équipement en panneaux solaires du centre frigorifique du port de pêche de Frontignan (5 000 m2). « Dans un 2e temps, nous lancerons une consultation pour la couverture de tout ou partie des toits des hangars publics du port de Sète (35 000 m2 au total) », précise Jean-Loup Bertret. 
Lafarge Ciments, qui construit à Sète une nouvelle usine de broyage de clinker et d’ensachage (démarrage fin 2010), lancera en 2014 (le temps que la Région construise un nouveau quai de 467 mètres de long) une autoroute de la mer pour alimenter en clinker les usines de Sète et Fos-sur-Mer à partir de la cimenterie de Port-la-Nouvelle. Selon Lafarge Ciments, le lancement de ce cabotage maritime supprimera chaque année 12 000 camions sur l’autoroute A 9 et représentera 120 touchers de navires par an sur chacun des trois ports.

Hubert Vialatte

* Avec le port de Gênes, l’opérateur italien Grandi Navi Veloci et le groupe Louis-Dreyfus Armateurs.


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