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Transports - Logistique
Port-la-Nouvelle : l’extension du port génèrerait un trafic de 6 à 8 millions de tonnes

La 7e réunion du débat public concernant l’extension du port de Port-la-Nouvelle, qui s’est tenue ce 11 mars à la CCI de Narbonne, a permis d’avoir un éclairage plus précis sur les perspectives socio-économiques de ce projet (210 à 310 M€). Une étude conduite par Daniel Boudouin, un expert en économie des transports, estime à 6 à 8 millions de tonnes le trafic induit par l’extension du port (2 millions de tonnes actuellement). Un point d’étape important dans le débat public qui a suscité l’intérêt d’environ 200 acteurs économiques qui ont assisté à cette réunion fleuve (4 heures 30). « Si le projet d’extension se fait, le calendrier nous porte à 2017-2018 plutôt que 2015, car les choses sont plus longues et plus compliquées à mettre en place, notamment le PPRT » indique Robert Navarro, vice-président de la Région L.-R., maître d’ouvrage du projet. Il confirme qu’aucun scénario d’extension n’est acté et a appelé les entreprises à « phosphorer pour occuper tous les espaces du port. Ce n’est pas que la Région qui va remplir le site, à vous d’utiliser cet outils pour démultiplier cette action. »
Des opportunités nouvelles
Selon l'expert, « en 20 ans, le trafic du port est passé de 3 à 2 M de tonnes, si on ne fait rien, le tonnage passera à 1,5 M tonnes, soit une perte de 50 %. » Pour argumenter ces estimations de trafics à venir, l’expert a mis en exergue des prévisions de hausse de trafics existants sur le port à l’horizon 20130 (5 M detonnes) et expliqué les opportunités de développement susceptibles d’accroître le trafic de 0,7 à 2,5 M de tonnes. Selon lui, les trafics traditionnels seront encore tirés par les hydrocarbures (1,8 M de tonnes) suivis par les céréales, vracs liquides et vracs conventionnels qui atteindraient chacun 1,1 M de tonnes. La possibilité d’un complexe industriel vert autour de l’éthanol, des graines, des algues ; un complexe de recyclage des matériaux de construction et la création d’un terminal lourd pour un chantier d’éoliennes offshore constituent les opportunités de développement pour le port.
Confortées par le délégataire
Une approche confortée par Laurent Mouillie, le directeur commercial du port, lors de sa présentation du 2e cahier d’acteur de la CCI de Narbonne en tant que délégataire du port. Il a évoquer tour à tour le potentiel offert par un tirant d’eau de 14,5 m, l’atout des postes à quai présents sur le site, le potentiel pétrolier à l’export, les nouveaux trafics potentiels ( lubrifiant, additifs, blé tendre, maïs, aciers, produits forestiers…). Il a aussi évoqué des demandes d’industriels comme Saint-Gobain pour du vrac industriel, ou encore des projets liés au recyclage, à des unités d’inertage, de biomasse et méthanisation sans oublier le potentiel de conteneurs en marge du port de Sète. La vision du délégataire est aussi portée sur l’international à travers des partenariats logistiques et portuaires avec des opérateurs belges, espagnols, hollandais, allemands, mais aussi des prestataires ferroviaires installés à la frontière espagnole.
224 M€ de retombées économiques
Selon l’expert, « les retombées actuelles du port atteignent 122 M€. Si l’on ne fait rien, ce montant sera de 90 M€, alors que l’agrandissement de la plateforme portuaire génèrerait 224 M€, sans parler des retombées fiscales pour les collectivités », souligne-t-il. Concernant les retombées sociales en terme d’emploi principalement, il évoque que le port génèrerait entre 400 et 1 400 emplois, le chantier d’extension 2 300 emplois (directs, indirects et induits) sans compter les investissements privés réalisés en décalés (130 M€) qui porteraient sur 1 300 emplois.










