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Port-la-Nouvelle : les céréales plombent la dynamique du trafic 2012

Port-la-Nouvelle a enregistré en 2012 une baisse d'activité de - 9,7 %, pour un trafic de 1,94 M€ de tonnes (contre 2,15 millions de tonnes en 2011). « Port-la-Nouvelle termine l’année 2012 sur une nouvelle hausse des trafics de 7 % hors céréales, dont le tonnage est le plus mauvais depuis ces 13 dernières années », indique Laurent Mouillie, directeur commercial du port. Il se dit néanmoins convaincu que pour « la 4e année consécutive les voyants sont au vert », et se réjouit des perspectives du projet Grand port, « un projet pour les 50 prochaines années. » Sans le repli inhabituel des exportations de céréales, la dynamique du port serait sur une tendance haussière comme en 2011 (+ 3,55 %) et 2010 (+ 8,81 %). Le trafic des céréales, en particulier de blé dur, qui représente 27 % de l’activité du port, a reculé de 36 %, passant de 825 000 tonnes en 2011 à 523000 tonnes en 2012. « D’autres ports français connaissent un recul marqué comme Rouen (- 16 %) ou Cherbourg (- 15 %). Le port d’Anvers accuse lui aussi un recul de 1,8 % », explique-t-il. 1,3 million de tonnes ont été importées et 632 494 tonnes exportées par 343 navires (capacité 3 000 à 12 000 tonnes) qui ont fait escales sur le port en 2012. 55 % du trafic a concerné les hydrocarbures, 1 % les liquides, 27% les céréales et 17 % le vrac et le conventionnel.
Baisse des exportations de blé
Le repli inhabituel des exportations de blé se retrouve de façon similaire sur d’autres ports français, comme Dunkerque et Nantes, qui accusent une baisse de 43 %, ou encore Rouen, avec - 27 %. Les conditions météo n’ont pas été favorables à la production sur les plans quantitatif et qualitatif. Ceci a eu un impact sur les marchés du port de Port-la-Nouvelle qui est le premier port français d’exportation de blé dur vers : l’Italie (1er marché), l’Algérie, le Maghreb, Grèce, Chypre. « Les acheteurs de blé, comme l’Algérie, sont très exigeants sur la qualité, explique-t-il. Par ailleurs, la production en Italie s’est avérée abondante cette année tant en quantité (4 millions de tonnes) qu’en qualité. Ces deux marchés principaux s’étant en quelque sorte « fermés », les exportations ont considérablement chuté. » Le trafic 2011 de blé dur a toutefois été exceptionnel (+ 27 %). « Les chiffres 2012 de la filière céréales doivent donc être particulièrement relativisées » précise-t-il. Néanmoins, le directeur commercial fait remarquer que les volumes de tourteaux de tournesol évoluent significativement depuis 2007. « De 5 800 tonnes en 2007, nous atteignons 46 000 tonnes en 2011 et 81 000 tonnes en 2012. C’est un marché intéressant pour La Nouvelle ».
Les hydrocarbures en hausse de 6,85 %
Les volumes d’hydrocarbures qui ont transité sur le port se sont accrus en 2012 pour atteindre environ un million de tonnes. « Même si ces volumes sont stables, c’est un bon score comparativement à d’autres ports français, qui accusent un recul de 12 % à Dunkerque, ou encore de 18 % à Rouen », note le directeur commercial. Le projet grand port prévoit une croissance de 30 % de ce trafic à terme. « Les pistes d’évolution du trafic pour atteindre cet objectif de la Région, sont le stockage pour d’autres marchés que le marché français ou encore à condition d’étendre la zone de chalandise et la gamme de produits pétroliers, les additifs, les lubrifiants sans compter les nouveaux opérateurs dans ces domaines » suggère-t-il, convaincu que « le levier pour accroître le trafic du port est au terminal liquide notamment à travers le repreneur du site de FranceAgrimer. » Les liquides sont en hausse de 26 % pour 19 528 tonnes. Pour l’heure, Foselev, le repreneur de FranceAgrimer, n’a pas encore dévoilé sa stratégie. « Diverses orientations peuvent être prises vers des produits comme l’engrais liquide, les produits alimentaires, la chimie,… D’ailleurs, en 2013, on travaille sur des projets vracs liquides avec de grands industriels français et on mise sur la reprise de l’exportatoin du bois scié et de plaquettes forestières » indique-t-il.
Les vracs et conventionnels toujours dynamiques
Les vracs et conventionnels montrent, année après année, une belle progression : + 5,2 % en 2012 (323 494 tonnes), + 21 % en 2011, + 29 % en 2010. L’année 2012 a été favorable aux vracs solides, notamment les engrais (106 966 tonnes), les tourteaux (81 789 tonnes) ainsi qu’aux pneus broyés, au talc. « Les exportations de bois reprennent également et se consolideront en 2013, tandis que les aciers se maintiennent. En revanche, le dernier trimestre 2012 a vu des lots de farine partir en conteneurs, via Fos, pour l’équivalent d’un tiers du trafic annuel ».










