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| 5/10/2022

Port de Sète : Carole Delga fixe la feuille de route de la nouvelle gouvernance

Définir une stratégie de smart green port et un plan d’investissement sur 10 ans, telle est la feuille de route de la gouvernance du port Sète-Frontignan qui sera officialisée le 19 octobre. À l’issue d’une réunion de travail ce 5 octobre, Carole Delga, présidente de la Région, fixe les contours de la mission de Philippe Malagola, qui va succéder à Jean-Claude Gayssot comme président du conseil d’administration de l’établissement public régional Port Sud de France. L'enjeu selon elle: anticiper les mutations économiques et environnementales du secteur maritime. Elle veut maintenir la polyactivité du port - commerce, plaisance et pêche – et poursuivre les investissements comme le lancement des études du quai I1 (500 k€).

Alors qu’elle a prévu de revenir à Sète en novembre prochain pour rencontrer la communauté portuaire, la présidente de l’institution régionale attend que le futur plan d’action tienne compte « de la nouvelle configuration des trafics de marchandises et de passagers sans oublier les enjeux de la pêche en Méditerranée. Il faudra déterminer quels sont les investissements prioritaires, leur dimensionnement et proposer un calendrier. Le but est d’anticiper les mutations qui se feront jour d’ici à cinq ans ».

De solides fondations
Si depuis quelques semaines, Jean-Claude Gayssot s’attache à transmettre son savoir et les dossiers du port à son successeur, « en cinq ans et demi de présidence, il a posé de solides fondations pour que nous puissions poursuivre la dynamique d’innovation et d’attractivité du port. Sur cette période, le chiffre d’affaires est passé de 10 à plus de 22 M€, 200 emplois directs ont été créés pour un trafic de 5 millions de tonnes (contre 3,8 millions, NDLR) », précise Carole Delga. D’ailleurs, le port de commerce va proposer une 6e escale qui ouvrira à partir de 2023 vers la Turquie et la livraison de la barge à hydrogène est aussi prévue pour fin 2023.

Un soutien financier assuré
Une dynamique qui a pu s’appuyer sur un soutien financier de l’institution régionale et l’arrivée d’entreprises. « Selon la Cour des comptes, sur la période 2007-2020, la Région a investi dans le port de Sète autant que l’État français dans le port de Marseille, ajoute-t-elle. Preuve de notre volontarisme politique. Sur les six dernières années, ce sont 100 M€ qui ont été investis pour rattraper le retard et renouer avec la croissance ». Parmi les investissements réalisés : le quai H, qui est déjà saturé, l’acquisition de deux élévateurs, la construction d’un terre-plein de 18 ha, la réalisation d’une plateforme pour le fret ferroviaire, ou encore l’acquisition de 7 ha (espace Brocéliande) pour anticiper les besoins de plateforme logistique etc. Pour ce qui concerne le projet de la gare maritime, « elle va être reconfigurée. Nous accueillons des bateaux de croisière de plus petite taille qui sont, nous semble-t-il, plus adaptés à une ville comme Sète. Cette gare s’inscrit aussi dans la reconfiguration de l’entrée du port et de la ville », précise Carole Delga sans donner de calendrier de réalisation.

Aller plus loin
Avant de passer la main, Jean-Claude Gayssot se dit confiant quant au choix du futur président de ce port au statut particulier, fruit un partenariat public-privé avec des représentants élus et des professionnels. « À chacun son style. Mais j’ai déjà pu constater que Philippe Malagola est dans la même dynamique et a les capacités de fédérer et de faire avancer encore plus loin l’infrastructure portuaire », conclut Jean-Claude Gayssot.

 

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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