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Industrie
| 26/06/2019

Pôle mécanique Alès-Cévennes : l'enjeu du foncier

Quatre pistes, entre 90 et 100 ha de foncier, 6 000 m2 de locaux, une quarantaine d’entreprises implantées, auxquelles s’ajoute une centaine d’autres évoluant dans la filière mécanique sur le bassin alésien, 200 000 visiteurs en moyenne chaque année pour un chiffre d’affaires d’environ 2 M€. Telles sont les caractéristiques du Pôle mécanique Alès-Cévennes qui fête ses 20 ans le 30 juin. Bâti sur un ancien site minier, le Pôle est un exemple de reconversion industrielle et son évolution se poursuit avec plusieurs projets.

Foncier et bâtiments
« L’enjeu c’est le foncier, résume Annick Lelan directrice d’Alès Myriapolis, l’agence de développement économique d’Alès Agglo. Nous avons besoin de surfaces d’accueil supplémentaires pour des entreprises de cette filière automobile/mécanique. » Des études sont en cours en vue de créer 4 000 m2 de locaux supplémentaires ouverts à la location sur un terrain d’environ 1,5 ha. Les premiers travaux devraient démarrer courant 2021. « Le bâtiment d’accueil du Pôle devrait également se doter d’un nouvel espace de 450 m2 à l’étage dédié à l’événementiel d’entreprise », indique Jérémy Cudraz-Marin, directeur du site géré en régie par l’Agglo d’Alès. Sa livraison est prévue fin 2021 pour un investissement de 1 M€ supporté par l’Agglomération d’Alès. Le rez-de-chaussée de ce même bâtiment sera également réaménagé pour mieux répondre aux besoins des entreprises (salles de séminaire, showroom…).
Située à 300 mètres du Pôle, la zone des Tamaris est également ciblée par Alès Myriapolis. « Le permis d’aménager cette zone de 4 ha devrait être déposé dans 6 mois, indique Annick Lelan. Nous aimerions proposer 2 à 2,5 ha de foncier, à la vente, aux entreprises. Nous visons un début de travaux courant 2020/2021. » Avec ces extensions, l’ambition de l’Agglomération est notamment de développer la filière dédiée aux véhicules historiques, déjà représentée par quelques entreprises sur le Pôle.

Innovation durable
« Nous travaillons également beaucoup sur la problématique de la mobilité durable. » Ainsi, Alès Myriapolis réfléchit à la création d’un « Mobility Lab », en d’autres termes un laboratoire fédérant plusieurs acteurs du secteur (entreprises, chercheurs…) pour travailler sur ce sujet. Ce Lab pourrait prendre place sur le Pôle mécanique. « Nous avons l’ambition de faire du Pôle un outil d’innovation et une plateforme d’essais pour les véhicules électriques, autonomes et connectés. »

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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