Pôle emploi et le Cnam boostent la création d’entreprise

Hier soir, à la direction régionale de Pôle emploi L.-R., Pascal Blain, directeur régional de Pôle emploi (à gauche) et le professeur Jean-Claude Bouly, directeur délégué à Cnam (conservatoire national des arts et métiers) Entrepreneur (à droite) ont présenté le titre professionnel d'entrepreneur de petite entreprise, formation dispensée dans la région depuis deux ans. Ce partenariat offre la possibilité à des demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi de bénéficier d'une formation axée sur la création d’entreprise. 81 personnes ont déjà pu en bénéficier en L.-R. depuis 2012, avec un taux de diplômés de 86 %. Les âges (de 19 ans à plus de 60 ans) et les formations initiales (des profils sans qualification jusqu'à Bac +5) sont diversifiés. Sept sessions de formation ont déjà eu lieu dans l’Hérault et le Gard (Montpellier, Nîmes, Alès, Saint-Hippolyte-du-Fort, Villeneuve-les-Avignon).
Vision globale
« C’est en entreprenant qu’on apprend, a souligné Jean-Claude Bouly. L’entrepreneur trouve son pas en marchant. La formation du Cnam lui permet d’être le mieux armé possible pour se mettre à son compte, d’aller jusqu’au bout du chemin. L’aventure entrepreneuriale est l’une des plus belles histoires qu’on puisse se raconter actuellement. Certes, il y a de la comptabilité et du droit. Mais dans l’entreprise, c’est un cheminement sur soi-même, avec des comportements qui comptent. Comment on se retrouver avec soi-même ? Comment on dégage l’énergie pour se confronter au risque, alors qu’on n’a aucune raison objective de se mettre dans cette situation-là ? »
Il a appelé les jeunes diplômés présents dans la salle à développer une « vision globale » sans se cantonner à leur métier. « Un plombier n’est pas que plombier. Il doit être aussi entrepreneur en plomberie. Au delà de la technicité, et du savoir-faire, qui sont bien sûr nécessaires, l’entrepreneur doit maîtriser un environnement de plus en plus complexe, à la fois en termes de marchés et de règlements. » L’encadrement des entreprises est d’après lui le « nerf de la guerre » pour le développement des activités. « Le responsable doit savoir passer du statut d’homme orchestre à celui de chef d’orchestre. »
Photo / DR










