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Pyrénées-Orientales
| | 30/04/2013

Pôle économique Saint-Charles : ce que veut le nouveau président

Elu le 2 avril à la présidence du Pôle Economique Saint-Charles (300 adhérents), José Rodriguez, à la tête des établissements Guanter-Rodriguez (import-export, transport-logistique, entreposage, dédouanement des fruits et légumes) revient sur les dossiers de ce poumon économique du bassin de Perpignan (700 entreprises, 10 000 emplois, 1200 ha).

La Lettre M. Lors de votre élection, vous avez déclaré vouloir travailler au désenclavement et l’accessibilité de la zone. Qu’en est-il ?
José Rodriguez. Des négociations sont en cours avec l’agglomération de Perpignan concernant un terrain situé derrière le chantier de transport combiné qui permettra sur cette partie de désenclaver la zone.
La zone du Mas Orline avance-t-elle ?
Ce projet de zone sur 50 ha est porteur pour Saint Charles. Mais, tant qu’il n’y a pas de signature de pré-vente de terrain, les travaux d’aménagement ne seront pas lancés. Cette zone dédiée à la logistique s’ouvrira entre 2 à 5 ans. Nous avons des demandes, mais elles sont freinées par les délais et le niveau des prix au m2. La zone de Saint-Charles a besoin d’un centre routier pour répondre à l’arrivée d’entreprises marocaines. Ce projet doit être porté par un privé prêt à investir sur au moins 50 000 m2 de foncier et en assurer l’exploitation. Il faut aussi arriver à attirer plus d’entreprises industrielles exogènes créatrices de chiffre d’affaires et d’emplois. Le chantier de transport combiné rail-route peut aider dans ce sens pour développer ses trafics.
Quel regard portez-vous sur un cluster logistique ?
Pour l’heure, le cluster est vu comme un moyen de donner plus de flexibilité au trafic du port de Barcelone. Cette vision porte sur des moyens mais n’aborde pas le fond de la question qui est de créer une économie de transport. Nous manquons d’analyse : un cluster pour quoi faire, pour quels trafics, quelle cohérence des flux, où va-t-on réaliser les apports, quels sont les objectifs (créer des activités et des emplois, NDLR)…
En 2013, le Pesc propose-t-il de nouveaux services ?
Oui : une mutuelle santé de groupe pour nos adhérents a été lancée, la fibre optique pour tous et la téléphonie groupée sont proposées, notamment une ligne IP avec le Maroc. Ces nouveautés complètent celles initiées en 2012 : TV web, flash emploi mensuel, job dating, incitations à équiper les toitures des adhérents en photovoltaïque afin d’auto-consommer l’énergie produite, installation de lampes Led économes en énergie, ouverture de la 2e crèche inter-entreprises,… Le Pesc s’investit par ailleurs dans la formation professionnelle, la carte 3A, la défense des intérêts notamment auprès des collectivités et institutions, la sécurité, la collecte du courrier, des partenariats avec les clubs sportifs locaux…
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