Pilpa (crèmes glacées) redépose un PSE pour fermer le site de Carcassonne
Une capacité de production moindre
Carcassonne est victime de sa capacité moindre par rapport aux autres sites - 16 000 palettes sorties des lignes de production dans l’Aude en 2012, soit deux fois moins qu’à Vayres (Gironde) et quatre fois moins qu’à Plouédern (Finistère). « Nous avons les capacités de production et le savoir-faire nécessaires sur les trois autres sites français du groupe (l’autre site se situe à Dangé-Saint-Romain, dans la Vienne) pour y transférer la totalité de la production de Carcassonne, sans investir », détaille Lionel Rolland. Les salariés, qui refusent l’annonce de cette fermeture, ont bloqué l’accès à l’usine, brûlé des palettes et accroché une banderole « Pilpa vivra » à l’entrée du site. Le comité d’entreprise a été interrompu par un discours des salariés. « Ils ont tenu à faire part de leur ressenti, précise Maxime Jarne. En l’espace de huit mois, le nouvel actionnaire a balayé les 40 ans de travail réalisés sur ce site qui est aujourd’hui sacrifié au profit des autres sites du groupe. » En parallèle, les affaires continuent : Pilpa est sur le point de signer un compromis de vente avec le groupe audois Comelec (électricité), qui va débourser environ deux millions d’euros dans l’acquisition du bâtiment de 20 000 m2. Une installation qui devrait générer 50 à 70 emplois d’ici à 2016. Pilpa participera à la revitalisation du bassin d’emploi à hauteur de 650 000 euros.
Hubert Vialatte et Véronique Coll










