Perspectives favorables dans l’industrie et les services, tensions dans le BTP selon La Banque de France
L’enquête mensuelle de conjoncture réalisée par les services de La Banque de France MP fait état d’une relative stabilité de l’activité industrielle et d’un léger repli dans les services marchands au mois d’avril 2015. L’activité s’est par ailleurs consolidée dans le bâtiment alors qu’un nouveau recul a été enregistré dans les travaux publics. Tous secteurs confondus, La Banque de France fait état de prévisions plutôt bien orientées, hormis dans les TP. Dans l’industrie, le mois d’avril aura été marqué par la stabilité de la production d’équipements électriques, électroniques et informatiques. À l’inverse, la production a reculé dans le secteur de l’agroalimentaire.
« Les carnets de commandes se sont reconstruits à un bon rythme et une accélération des cadences de fabrication est attendue au cours des prochains mois dans la majorité des secteurs. Les prévisions sont plutôt confiantes pour les prochains mois, à l’exception du secteur agroalimentaire » pointe l’enquête mensuelle. Dans ce dernier secteur (fabrication de denrées alimentaires et de boissons), les prévisions laissent cependant entrevoir une reprise de l’activité à partir du mois de juin. Dans les services marchands, l’activité a quelque peu fléchi en avril, « notamment dans les secteurs du transport et du nettoyage ». Malgré ce, les chefs d’entreprise sont plutôt confiants et tablent sur un rebond de l’activité à court terme. Exemple dans le secteur de l’hébergement où l’activité s’affiche en léger progrès avec des anticipations favorables dans les prochains mois. Enfin, les carnets de commandes sont toujours jugés insuffisants pour confirmer une reprise durable dans le bâtiment. Les trésoreries sont tendues et les prix des devis sous pression. « Au regard des sollicitations, la production pourrait marquer quelques progrès sur le prochain trimestre mais la prudence est de rigueur » résume La Banque de France. Dans les TP, aucune embellie n’est attendue à court terme et le mouvement de baisse d’activités devrait se poursuivre sous fond de raréfaction des appels d’offres des collectivités et de tension sur les trésoreries.










