Perpignan/Municipales - Jean-Paul Alduy fustige « l’union des contraires »
Jean-Paul Alduy, maire UMP sortant de Perpignan, a longuement fustigé « l’union des contraires », lors d’une conférence de presse, jeudi 13 mars, qui a pris des allures de meeting, avec la présence de 200 supporters. Entouré de ses colistiers, des parlementaires UMP (le sénateur Blanc, les députés Mach, Franco, Calvet et Irles), Jean-Paul Alduy a présenté ses nouveaux soutiens. Et en premier lieu José Llorente, secrétaire général du MoDem, ex-n°2 sur la liste de Clotilde Ripoull, qui a justifié son soutien à Jean-Paul Alduy : « parce qu’avec Amiel-Donat, c’est Bourquin qui conduit l’avion avec une bombe atomique prête à exploser sur la ville ». Autre ralliement, celui de Djamila Ouali (MRAP), ex-colistière de Jean Codognès, dont le maire sortant a fustigé l’éviction : « En fusionnant ils ont écarté les minorités visibles. Nous, nous défendons les valeurs républicaines » Dans l’assistance figuraient également plusieurs chefs d’entreprises, dont les dirigeants de Guasch, Milles, Sobraques, ou de la Fnac. « J’ai pêché par enthousiasme »Jean-Paul Alduy a dénoncé l’union, contre lui, de ses trois adversaires, Jacqueline Amiel-Donat (PS), Jean Codognès (ex-PS) et Clotilde ripoull (MoDem) : « C’est là l’union des contraires, de ceux qui s’invectivaient et que l’appétit du pouvoir réunit aujourd’hui ». De son côté, le maire-sortant esquisse une auto-critique : « Je n’ai pas été assez près des citoyens dans leur vie quotidienne, car j’ai voulu les tirer vers l’économie de la connaissance. J’ai pêché par envie pour ma ville, et par enthousiasme. Mais, il faut rester sur la propreté et la sécurité ».Avec sa verve habituelle, Jean-Paul Alduy a mis en avant son bilan et ses projets. « Il faudrait être sectaire pour ne pas voir que Perpignan a retrouvé le chemin de la croissance. Cémoi a relocalisé ici, à Perpignan. A Canet, on a construit un bateau de 87 pieds de long. Qui aurait pensé cela, il y a trois ans ? Le maire sortant a conclu par le projet qui lui est cher. Celui de « de mettre Perpignan au cœur d’une métropole d’un million d’habitants allant de Gérone à Narbonne ».Lors du premier tour, Jean-Paul Alduy a obtenu 38,88% des voix. Soit moins que le score cumulé de ses trois adversaires, qui ont respectivement recueilli : 20,16% pour Jacqueline Amiel-Donat, 15,12% pour Jean Codognès, et 8,53% pour Clotilde Ripoull. Le candidat FN Louis Aliot (12,29%) se maintient au second tour. V. C.










