Perpignan/Ferroviaire - LGV France/Espagne : un pas est franchi… avant 2012
Le président de Réseau Ferré de France Hubert Du Mesnil, s’est rendu ce matin, mardi 17 février, à la gare de Perpignan, pour visiter les installations terminales qui permettront d’accueillir d’ici 2012 la future ligne internationale mixte à grande vitesse entre la France et l’Espagne.210 M€ investis par l’Etat « Je suis frappé par la réussite de la collaboration entre les différents partenaires pour que le rendez-vous du 17 février 2009 soit respecté » souligne-t-il. Ces installations ont nécessité trois ans de travaux réalisés, par une vingtaine d’entreprises, une centaine d’ouvriers et 100 agents SNCF. « Les travaux ont été financés à 100 % par l’Etat à hauteur de 210 M€ », a rappelé le nouveau préfet de Région, Claude Balland.« Dans les faits, le nouveau centre d’aiguillage est opérationnel et en capacité de gérer 500 itinéraires d’ici 2012 contre 100 aujourd’hui. Le faisceau international, de 8 lignes est prêt, mais il devra attendre 2012. La ligne Fret jusqu’à Saint-Charles est opérationnelle, à l’exception de la partie internationale qui devrait être utilisée en 2010 » explique Joseph Giordano, le chef de projet de RFF. La plateforme multimodale permet le doublement de la ligne et donc d’accroître sa capacité notamment sur la ligne actuelle. « C’est pourquoi, il a fallu aussi régénérer la ligne TER Perpignan-Villefranche de Conflent », souligne Hubert du Mesnil, qui l’a inaugurée la veille à la gare d’Ille-sur-Têt, en présence des préfets de Région et des P.-O., des présidents de la Région et du Département des P.-O.« Une véritable prouesse »« Je vais faire retirer l’horloge compte à rebours du Castillet, tout est fini, a déclaré Jean-Paul Alduy, sénateur-maire de Perpignan. L’histoire est en marche et elle est irréversible ». L’élu, qui a basé une grande part de la communication de la Ville de Perpignan autour de ce projet de liaison France/Espagne, s’enflamme : « Nous vivons aujourd’hui, une véritable prouesse technologique, juridique et financière. Les travaux ambitieux prévus cinq ans avant ont été livrés au jour près. Maintenant tout est possible. Dans un an, nous bénéficierons d’un 3e rail transitoire qui réduira le temps d’accès à Barcelone ». Ingénieur des Ponts et chaussées, Jean-Paul Alduy n’a jamais caché sa crainte face aux Espagnols, réputés pour être rapides dans les travaux d’infrastructures. Or ces derniers accusent trois ans de retard « pour avoir voulu garder les gares dans les villes », selon le secrétaire d’Etat aux transports de la Generalitad.Un sommet franco-espagnol pour régler l’indemnisation du concessionnaire « Sur la question de l’indemnisation du concessionnaire TP Ferro, nous ne dirons rien », a répondu Hubert du Mesnil, en regardant le préfet de Région, qui a acquiescé. Une question épineuse qui dérange aussi côté espagnol car rien ne transpire ni de TP Ferro, ni du Fomento, le ministère des Transports. « Un énième sommet franco-espagnol pourrait régler cette question » avance prudemment Hubert du Mesnil. Jean-Paul Alduy est confiant : « Les enjeux financiers sont tellement importants que les choses vont s’accélérer. Le plus gros du chantier, c’était le tunnel du Perthus. Cette concession privée oblige les Etats. C’est pourquoi une solution transitoire est envisagée avec le 3e rail ». « Pour l’instant, nous ne pouvons pas assurer la desserte exacte de ce 3e rail. Il devrait partir de la fin de la concession à Figueras et s’arrêter un peu avant Barcelone », argumente Joseph Giordano, chef de projet chez RFF.V.C.










