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Pyrénées-Orientales
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Institutions
| 26/09/2014

Perpignan veut une communauté urbaine pour exister dans la grande région

À la tête depuis quelques mois de l’agglomération de Perpignan, Jean-Marc Pujol travaille à la construction d’une communauté urbaine à l’horizon 2016. Il explique les raisons de sa démarche.
Pourquoi engagez-vous cette réflexion ?
La réforme territoriale nous conduit vers une grande région Midi-Méditerranée, au sein de laquelle un territoire comme Perpignan peut exister de deux manières : politique ou géographique. Stratégiquement, nous sommes bien placés comme étant le bord de mer méditerranéen de Toulouse, sans compter notre proximité avec l’Espagne, grâce à la LGV, qui nous place à 1h30 de Barcelone. Par ailleurs, le bassin de Perpignan devra exister entre deux imposantes métropoles : Montpellier/Nîmes et Toulouse.
Envisagez-vous d’étendre le périmètre intercommunal ?
L’agglomération et ses 36 communes représentent une population de 257 000 habitants, conforme au nouveau seuil d’habitants des communautés urbaines. Le nombre d'habitants est nécessaire mais pas suffisant. Le territoire doit aussi gagner en cohérence et en particulier concernant le littoral, actuellement segmenté. Il faut d’abord convaincre les maires et élus des communautés de communes Sud Roussillon, Albères Côte Vermeille, pour leur expliquer ma démarche et l'intérêt pour le territoire.
Ce regroupement peut-il dépasser les frontières du département ?
Le pari de l’enjeu territorial est justement de supprimer les frontières administratives. Cela devrait se traduire dans les faits avec l’arrivée de la grande région. Pour l’heure, je ne vois pas de rapprochement avec l’Aude.
Menez-vous déjà des actions ?
Profitant des avancées de cette réforme territoriale, j'ai demandé à un expert de faire une note sur les conséquences juridiques et financières qu’imposerait un passage en communauté urbaine. Courant octobre, j’en informerai les maires. En parallèle, j’ai aussi demandé à des élus comme Jean-Paul Billès, vice-président de l’agglomération, qui a la compétence urbanisme, de réfléchir à un pôle d’instruction des permis de construire afin que tout ne soit pas concentré sur Perpignan, par exemple. Actuellement, Le Barcarès, Cabestany, Saint-Estève, Canet-en-Roussillon sont les seules communes de l’agglo qui instruisent les permis de construire.
La communauté urbaine aura-t-elle des effets sur l’économie ?
La communauté urbaine aura des liens importants avec la Région chargée de distribuer les fonds d’Etat fléchés pour l’économie ou encore les fonds Européens. Si l’on compte géographiquement, la Région conduite par Toulouse, pourrait faire un contrepoids vis à vis de la métropole montpelliéraine, dans le secteur du tourisme par exemple.
Envisagez-vous une nouvelle organisation en interne ?
Le format d'une communauté urbaine, nécessitera la mise en place et le vote de nouveaux statuts de l'établissement public de coopération intercommunale (EPCI). Toutefois, cette nouvelle forme d’intercommunalité devra se traduire par un renforcement des compétences des agents dans tous les domaines. Cela passera aussi inévitablement par des mutualisations, car la communauté urbaine va capter l'essentiel des compétences.
Photo PMCA : Jean-Marc Pujol, président de l'agglo de Perpignan et Jean-Paul Billès, vice-président de l'agglo délégué aux questions d'urbanisme.
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