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Pyrénées-Orientales
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Institutions
| 8/02/2021

Perpignan Méditerranée Métropole confrontée à la production de logements sociaux

Tandis que la ministre déléguée au logement fixe pour objectif national la construction de « 250 000 logements sociaux en deux ans », la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM) peine à arrêter son plan local de l’habitat 2020-2025 (PLH). L'État a donné un avis défavorable à la programmation de production de logement encadrée par le PLH proposée par la collectivité. Lors de la dernière session communautaire, les élus catalans ont voté la délibération visant à arrêter une nouvelle version du projet de PLH. « Au total, sur six ans, sont prévus 3 632 logements sociaux pour l’ensemble des communes de PMM », souligne Louis Aliot, rapporteur de la délibération et maire de Perpignan. Les élus ont toutefois décidé d’assortir de réserves ce vote craignant d'être dans l'incapacité d'atteindre les objectifs demandés par l'Etat. Ce futur PLH prévoit notamment d’atteindre 40 % de production de logements sociaux (30 % de locatif social et 10 % d’accession sociale) sur les 17 communes concernées par la loi SRU.

« Les chiffres avancés sont irréalistes. Les objectifs fixés par l’État sont incompatibles avec notre potentiel d’aménagement du territoire », alerte Jean-Paul Billès, maire de Pézilla-la-Rivière. « Peut-être faudra-t-il renégocier avec les services de l’État », suggère Jean-Marc Pujol, conseiller communautaire. Si la collectivité ne parvient pas à trouver la bonne planification, elle risque de perdre la gestion déléguée des aides à la pierre et les subventions associées, perdre le permis de louer et pour les communes concernées subir des pénalités SRU plus forte.

« Les communes sont laissées à l’abandon, tempète François Rallo, maire de Saleilles. Atteindre un tel quota de logements sociaux est impossible à faire. La commune doit réaliser des travaux sur une digue pour laquelle les services de l’État ont trouvé 53 points défaillants. De cette digue dépend la disponibilité foncière ! » De son côté, Jacqueline Irles, la maire de Villeneuve-la-Raho dénonce « une double peine pour les communes carencées car des recours bloquent des programmes ». Le maire de la commune littorale et touristique de Canet-en-Roussillon, Stéphane Loda, renchérit, « nous sommes dans l’impossibilité de faire car la commune est sous le coup du PPRI, du PGRI, de la loi littoral… Comment trouver du foncier pour construire des logements sociaux dans un tel contexte ? Il nous faudrait compter 1400 logements sociaux pour rattraper l’histoire ! ».

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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