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Pyrénées-Orientales
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Viticulture
| 22/10/2015

Perpignan : l’interprofession viticole valide 23 % d'augmentation des cotisations

Le conseil interprofessionnel des Vins du Roussillon (CIVR) valide, le 20 octobre lors de son assemblée générale à Perpignan, un nouvel accord professionnel pour la période 2016 à 2018, débouchant sur une hausse de 23 % des cotisations (CVO). Cette hausse vise à compenser la baisse des financements extérieurs, mais surtout à redéployer ses actions en faveur des vins doux naturels et des vins secs (neuf axes). « Cette décision est prise dans une période compliquée pour trouver des sources de financements extérieurs. Nous avons perdu une partie des aides de l’Europe et espérons un retour du Feader en 2016. Si le Département des P.-O. nous soutient (150 K€ NDLR), nous ne savons pas comment seront affectées les aides de la future grande région », souligne Fabrice Rieu, président du CIVR qui annonce une présentation du budget 2016 courant décembre (budget réalisé en 2014 : 4,2 M€ dont 2,7 à la communication). Parmi les actions envisagées par le CIVR, « le rachat du mess au centre Ville de Perpignan, soit 600 m2, à l’homme d’affaires Freddy Fraihat, pour en faire une Maison des Vins présentant les terroirs viticoles avec des dégustations payantes. Il s’agit d’orienter la clientèle touristique vers les caves et les cavistes ». Le 9 novembre à Paris (Studio Cyclone), le CIVR organise une opération pour les professionnels de la filière, qui s’ouvrira le soir aux particuliers à travers une dégustations.

Assurer un avenir au terroir

Depuis des mois, le CIVR et ses familles professionnelles viticulteurs et metteurs en marché, réfléchissent sur l’avenir des vins du Roussillon pour que « le vignoble du Roussillon existe en tant que tel au sein des régions viticoles… (et qu’il puisse) atteindre une notoriété et une valorisation légitimes de ses produits VDN, Vins secs AOP et IGP » indique Fabrice Rieu, le président du CIVR. Des commissions travaillent sur le budget 2016 afin qu’il « soit à l’image de la volonté des acteurs pour défendre l’unité de notre région viticole. » Celui-ci espère pouvoir « avoir à nouveau accès au fonds FEADER en 2016 pour aller plus loin. » A travers ce plan triennal, le CIVR a prévu d’engager des actions dans l’oenotourisme « une destination de tourisme viticole », la vente directe, l’export, CHR-Cavistes, Vinisud, les VDN, les vins secs (notamment en grande distribution et à l’export),…

Un outil indispensable

« Les cotisations du CIVR n’avaient pas été augmenté depuis 15 ans car la conjoncture ne le permettait pas. La situation viticole s’est améliorée avec des récoltes 2014 et 2015 satisfaisantes et un retour à la normale des prix. Mais l’incertitude des fonds européens comme de la future grande Région, ont conduit les familles viticoles à décider une augmentation des CVO, soit 600 000 € affectés aux fonds propres du CIVR, lui permettant d’engager ses actions », précise Jean-Louis Salies, trésorier du CIVR. Roger Torreilles, secrétaire général adjoint du CIVR, complète : « les VDN ont toujours contribuer à la vie de l’interprofession, ils ont d’ailleurs les taux de CVO les plus importants : 9,74 % (Muscat de Rivesaltes et Rivesaltes) contre 1,50 % pour l’IGP Côte Catalane par exemple ». Denis Pigouche, président du syndicat des vignerons, joue la franchise : « soit on se donne les moyens d’avoir un outil de communication plus fort et sans subir les éventuelles baisses de subvention, soit on se passe du CIVR. »

Véronique Coll coll@lalettrem.net
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