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Pyrénées-Orientales
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Education - Formation
| 21/02/2014

Perpignan : le rôle économique de l’Université fait presque l’unanimité

Exception faite de Stéphanie Font, la candidate NPA au fauteuil de maire de Perpignan, tous les prétendants à la mairie de Perpignan se sont dits favorables au projet d’incubateur porté par l’Université, lors d'une soirée de débat organisée par l’Université de Perpignan à l’occasion des municipales, le 17 février. Si, pour la candidate NPA, l’Université doit rester un service public, un lieu de recherche et d’apprentissage, Louis Aliot (FN), Clotilde Ripoull (sans étiquette), Jacques Cresta (PS) et Axel Belliard (Parti de Gauche) estiment tous que « l’Université a toute sa place dans l’économie.»

Le transfrontalier, une filière à exploiter
Pour Louis Aliot, « la mairie ne peut pas dire non à l’incubateur. Il faut aller chercher des financements pour ce projet, c’est dans l’intérêt de la croissance du territoire et de l’emploi. » Le candidat d'extrême droite se dit prêt à financer à hauteur de 1 M€ par l’Agglo les investissements de l’Université, et considère qu’au-delà de l’expertise de l’Université dans les secteurs du Solaire et des EnR, « la relation privilégiée avec la Catalogne espagnole pourrait devenir une filière à exploiter. La question est de savoir si les espagnols répondront oui !»
Un quartier numérique
Clotilde Ripoull, conseillère municipale d’opposition sortante, souhaite répartir le soutien financier entre l’Agglo et la Ville, avec 0,5 M€ pour l’un et 0,3 M€ pour l’autre. « L’incubateur est une urgence. On ne peut pas développer des start-up sans s’appuyer sur un pôle universitaire » assure-t-elle en émettant l’idée de « créer un quartier numérique avec la collaboration de l’Université. »
Cresta : 2 à 3 M€ pour l’incubateur
Le candidat socialiste Jacques Cresta reste prudent quant à un éventuel soutien financier, eu égard à la dette de la Ville. Mais il n’hésiterait pas « à mettre 2 ou 3 M€ dans un incubateur pour le développement de start-up comme Akinao. On ne connaît pas assez les entreprises du département. Certaines, comme Printel, développent depuis Perpignan leur R&D et recrutent à Imérir. » Enfin, Axel Belliard considère qu’un incubateur « c’est pas cher, ce n’est que des locaux et des équipements, mais cela peut participer à créer des emplois. »
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