Pyrénées-Orientales
BTP
Perpignan : le bâtiment interpelle les élus

La Fédération du bâtiment des P.-O. (FFB 66) a invité les élus et candidats aux municipales à signer le « Pacte pour le Bâtiment Languedoc-Roussillon », présenté par le président de la FFB L-R, lors de sa convention qui s’est tenue hier soir au Palais des Congrès de Perpignan. Seuls Clotilde Ripoull, sans étiquette, qui brigue la Ville de Perpignan et le maire sortant Jean-Marc Pujol, tous deux présents à la convention, ont pour l'heure signé ce pacte (investir pour la construction, libérer du terrain constructible, choisir des entreprises employant de la main d’œuvre locale, détecter les offres anormalement basses,…) À l’instar du conférencier Olivier Torrès, qui a présenté les facteurs qui conditionnent une bonne santé aux dirigeants de PME (maîtriser son destin, l’endurance, l’espoir, l’optimisme), les élus et candidats semblent, en ce début de campagne électorale, loin des préoccupations du BTP : préserver leur activité et sauver les emplois pour la bonne santé de l’économie locale et l’environnement social.
Acte de présence
D’autres élus et candidats aux municipales étaient présents : Jean-Paul Alduy, président sortant de l’agglomération de Perpignan (qui ne se représente pas), François Rallo, maire sortant de Saleilles et vice-président de l’agglo, François Calvet, sénateur-maire sortant du Soler et vice-président de l’agglo, Pierre Aylagas, député-maire sortant d’Argelès-sur-Mer, et les principaux candidats à la Ville de Perpignan, dont Jean Codognès (EELV) et Louis Aliot (FN). Seul le candidat PS Jacques Cresta était absent. « Peu d’élus sont restés jusqu’au bout de cette rencontre », dénoncent certains acteurs locaux.
« Trop c’est trop »
Différents dirigeants d’entreprises (Maturana, Siprie, Velasco&Fils, SA Roger Durand, Saguy Electricité, Eiffage Roussillon, Catalane construction, Fondeville SA, Sitar-menuiserie Quinta) ont évoqué les problèmes rencontrés par le secteur : manque de marchés, lourdeurs administratives et fiscales, empilement de normes, des risques pour la formation des jeunes… « Trop c’est trop », dira l’un d’eux. Un discours appuyé par Alexis Mélidonis, le président de la Fnaim L.-R. « Le secteur a perdu 3 200 emplois depuis 2008 », rappelle Guy Durand, le président de la FFB 66, qui se dit « sacrifié mais pas résigné ». Présent, François Asselin, vice-président national de la FFB, s’est penché sur le dossier de « la pénibilité » qui devrait faire « peser un risque juridique sur les épaules des entreprises et accroître la concurrence des entreprises étrangères non soumises à cette nouvelle règle », déclare-t-il. Preuve que « les élites n’ont pas le logiciel PME ! », dénonce Olivier Torrès.










