À Perpignan, Laurent Wauquiez « en colère » contre Georges Frêche
Venu soutenir l’équipe UMP Couderc/Castex à Perpignan, mardi 16 mars, le secrétaire d’État chargé de l’Emploi, Laurent Wauquiez, s’est dit « en colère » contre Georges Frêche, lors d’une conférence de presse. « Je trouve hallucinant que dans cette région, très touchée par la crise, où la situation est apocalyptique, son président n’en parle jamais. Votre région est la pire de France en termes d’emploi, derrière le Nord-Pas-de-Calais » ajoute-t-il. « Qu’a fait Georges Frêche en matière d’emploi et quels dispositifs d’urgence a-t-il mis en place sur les P.-O. ? Georges Frêche fait une politique d’esbrouffe. Ce qui préoccupe les Français, c’est l’emploi ».
Inquiétudes du monde agricole
Dès son arrivée sur le sol roussillonnais, Laurent Wauquiez s’est rendu au Domaine Sainte Barbe et a rencontré une délégation de représentants du monde agricole et viticole. Michel Guallar, le président de la Chambre d’agriculture, a donné le ton de la rencontre : « Depuis deux à trois ans, notre agriculture est dans une situation grave. Notre inquiétude est de savoir qui va porter l’agriculture demain, si nous n’intervenons pas ! »< /em>. Les P.-O. comptent 2 517 salariés agricoles permanents et 32 270 occasionnels qui œuvrent sur 135 000 ha. Le secrétaire d’Etat, sensible au sort du secteur, a été informé sur la création d’un Geiq, et les efforts réalisés pour soutenir les exploitants agricoles en difficulté. « Ici, avec nos moyens, nous nous occupons d’abord de ceux qui travaillent », a souligné Yves Aris, président de la FDSEA. Les représentants du monde agricole ont alerté Laurent Wauquiez sur une nécessaire action sur l’activité partielle et la reconversion, une subvention pour compenser la concurrence frontalière tant qu’il n’y a pas d’harmonisation sociale européenne, de revoir encore le coût horaire saisonnier porté à 9,35 € au lieu de 12€. « L’Europe et la situation transfrontalière du département nous sont préjudiciables. Nous ne souffrons pas de mévente mais de prix bas, auxquels viennent se greffer un surcoût de main d’œuvre si on le compare aux 6 € pratiqués en Allemagne, ou encore aux 7,4 € en Espagne », s’insurge Yves Aris.
Laurent Wauquiez a terminé son périple roussillonnais en allant à la rencontre des professionnels du tourisme au salon des professionnels de la restauration et de l’hébergement.










