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Pyrénées-Orientales
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Aménagement - Urbanisme
| 15/03/2013

Perpignan : la Cité judiciaire pourrait s’installer au palais consulaire

Le président de la CCI régionale et vice-président de la CCI des P.-O., Bernard Fourcade, annonce vouloir proposer de céder le palais consulaire de Perpignan pour accueillir la future Cité judiciaire, dont le Tribunal de Grande Instance, prévue sur le nouveau quartier Saint-Assiscle. Une piste jusqu’alors jamais évoquée dans la cité catalane. « Cette idée est venue à l’issue d’un bureau, où a été longuement débattu l’avenir des commerçants du centre ville de Perpignan », indique à La Lettre M l’élu consulaire, qui prône l’esprit citoyen de la CCI. Suivi par Jean-Pierre Navarro, président de la CCI des P.-O., il voit dans cette proposition une opportunité de répondre à l’inquiétude des commerçants, qui redoutent le départ des juges, magistrats, avocats, de leurs personnels et des justiciables du centre ville. Sitôt informé, le député Jacques Cresta, qui soutien l’idée, s’est empressé d’écrire à la ministre de la Justice, Christiane Taubira. Celle-ci, après des mois d’atermoiements, avait finalement débloqué 50 M€ en décembre dernier et entériné le projet d’une nouvelle cité judiciaire à Saint-Assiscle à l’horizon 2017. Un marché important pour le secteur du bâtiment local, qui souffre par manque de chantier d'envergure.

Une implantation à Orle
Pour le président Fourcade, le palais consulaire semble approprié : proximité des deux bâtiments historiques, lieux adaptés pour des salles d’audience et des bureaux. D’autant que le maire de Perpignan, a toujours fait savoir qu’il mettait à disposition du TGI la dalle Arago située à proximité (actuellement des parkings) pour faciliter l’extension du TGI et le conserver en centre ville. La chambre a saisi, il y a plusieurs mois, les domaines pour évaluer le site du palais consulaire (toujours en cours), qui vient de connaître des travaux de mise en sécurité.
L’élu consulaire est conscient qu’une telle idée ne se concrétisera qu’à la condition que « le projet soit fiable financièrement. » La Chambre pourrait alors s’installer à Orle, là où est déjà implanté son centre de formation Sud Formation. Elle y dispose de foncier susceptible d’accueillir ses services où « sur 80 agents, les 2/3 sont sur le terrain, note l’élu consulaire. Une telle démarche de délocalisation est en réflexion dans d’autres CCI, comme à Carcassonne, où les locaux sont peu adaptés, ou encore à Montpellier, où la CCI a déjà délocalisé une partie de ses services.
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