Perpignan - Jean-Paul Alduy remporte les élections avec 53,54% des voix
Élu avec 53,54% des suffrages le 28 juin, Jean-Paul Alduy, le maire sortant UMP, reprend les rênes de la Ville de Perpignan, après l’annulation des élections de 2008 par le Conseil d’État. « C’est la première fois dans ma carrière politique que j’atteins un tel score, se félicite l’élu. Il est sans appel, avec 7 000 voix d’avance ». Désunis, ses opposants Jacqueline Amiel-Donat (PS) et Jean Codognès (divers Gauche) récoltent respectivement 33,08% et 13,28% des suffrages. Le taux de participation du second tour du scrutin reste faible (51,12%). L’équipe de Jean-Paul Alduy occupera 43 sièges sur 55 au conseil municipal, qui sera mis en place le 5 juillet.
Les élections de Perpignan avaient été annulées en avril dernier par le Conseil d’État, après l’affaire de la fraude dite
Au bureau n°4, où s’était déroulée la fraude dite « à la chaussette », Jean-Paul Alduy obtient 60 % des suffrages « Les Perpignanais ont voté massivement pour moi dans cette finale. Le Conseil d’État pourra méditer sur la fraude massive ! », a souligné le maire réélu. Malgré un taux d’abstention de près de 49 %, Jean-Paul Alduy a réussi à relever le défi lancé par le patron de l’UMP, Xavier Bertrand, venu le soutenir jeudi dernier à Perpignan le soutenir. Le candidat UMP est arrivé en tête dans 64 bureaux sur 66.-La délégation spéciale, présidée par Bernard Bacou, mettra en place le nouveau conseil municipal le dimanche 5 juillet.
Couderc fête la victoire avec Alduy
Présent avec les autres parlementaires UMP au côté de Jean-Paul Alduy, le député UMP François Calvet a insisté sur « ce score sans appel. Il prolonge les résultats obtenus lors des européennes, et annonce ceux, à venir, des régionales ».
Une vision partagée par le maire UMP de Béziers, Raymond Couderc, tête de liste de l’UMP aux élections régionales de 2010, venu fêter la victoire de Jean-Paul Alduy. « Ce soir, le score de l’équipe Alduy montre que la justice a été rendue par les électeurs », estime le maire de Béziers. « Ce résultat va nous donner plus d’énergie pour les futures régionales. Rien n’est gagné et il va falloir se battre comme ils l’ont fait ici ».
Pour Jean-Paul Alduy, « c’est la deuxième défaite consécutive après les élections européennes de Georges Frêche et de Christian Bourquin. Et cette défaite en appellera d’autres. Croyez-vous que c’est le clientélisme qui ramène autant de voix ? ».
L’opposition en berne
Les opposants du candidat Alduy, Jacqueline Amiel-Donat (PS) et Jean Codognès (divers gauche) ont récolté respectivement 33,08 % et 13,38 % des voix. Le nouveau conseil municipal comprendra 55 élus, dont 43 pour la majorité. La liste de Jacqueline Amiel-Donat en recueillera 9, celle de Jean Codognès 3. La candidate PS Jacqueline Amiel-Donat ne cache pas sa « déception. Non pas pour moi, mais pour tous ceux et celles des quartiers qui ont cru dans nos valeurs de liberté et de démocratie. Ce sont les mêmes qui ont subi des pressions… ».
Pour Jean Codognès, « il faut qu’il y ait un MoDem et un Vert au conseil municipal. Le combat n’est pas terminé. Nous allons être dans une opposition constructive ».










