Pyrénées-Orientales
Institutions
Perpignan : Jean-Paul Alduy quitte la scène politique

Jean-Paul Alduy (71 ans), le président UDI de l’Agglomération de Perpignan, a annoncé hier soir son retrait de la vie politique, lors de ses vœux. Son départ clôt la longue saga politique de la famille Alduy à Perpignan. Jean-Paul Alduy a été maire de Perpignan de 1993 à 2009. Il avait succédé à son père Paul Alduy, maire à partir de 1959. « Après 20 ans, le temps est venu de transmettre le flambeau aux jeunes générations, ce sera donc mes derniers vœux, a-t-il annoncé devant plus de 800 participants. Je descends de l’estrade politique pour devenir un simple citoyen, ce n’est pas une petite mort et encore moins l’antichambre du royaume des ombres. » Sénateur de 2001 à 2011, Jean-Paul Alduy se consacre essentiellement, depuis deux ans, à la présidence de l’agglomération. Un territoire « que j’ai vécu dans les tripes, dans le cœur et l’esprit ».
Succession
Sa décision, il l’a prise parce qu’« on se pose cette question à la fin d’un mandat » et « pour la première fois, les conseillers communautaires seront inscrits sur le bulletin de vote. Le corps électoral pourra décider démocratiquement du maire, mais aussi du candidat à la présidence de l’agglomération ». Il dit avoir parlé de sa succession avec Jean-Marc Pujol, le maire UMP sortant, qu’il va appuyer durant la campagne. « C’est lui qui va décider. J’ai même ma solution ». Romain Grau, actuel vice-président en charge du développement économique, fait partie des prétendants possibles à la tête de l'agglomération.
Un livre en février
« Je pense avoir prouvé que je n’avais pas d’addictions au pouvoir », assure Jean-Paul Alduy. Qui a vanté son action à la tête de l'Agglo : « Même s’il y a encore beaucoup à faire, les bases sont là : le TGV qui a changé le positionnement géopolitique du territoire, le terminal de transport combiné ou encore l’agence de développement économique qui bâtit une politique de marketing territorial ambitieuse. » « Si on veut un autre destin, il faut avoir les atouts d’un pôle métropolitain transfrontalier », a-t-il lancé à l'intention de son successeur, qu'il a appelé à « développer un esprit de conquête et de modernité ».
« J’aurai la parole plus libre que jamais », a prévenu le sortant. Qui va publier fin février un livre sous le titre : « Une vie pour construire une autre idée de la politique ». Son objectif : donner envie aux citoyens et surtout aux nouvelles générations de s’engager.










