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Pyrénées-Orientales
| | 2/09/2009

Perpignan – Grève des salariés de Quick contre leur direction

Depuis ce matin, mercredi 2 septembre, une vingtaine de salariés du restaurant Quick situé au Palmarium à Perpignan font grève et s’insurgent contre les pratiques de la nouvelle direction en place depuis le 1er mars suite à la mise en place d’une franchise. Pierre Place, le secrétaire général de l’union départementale CGT 66 était présent pour soutenir les salariés et dénoncer les pratiques « des patrons voyous ». Le responsable du site, Fabien Dubos, qui est aussi propriétaire du Quick de Carcassonne (Effectif : 19 salariés, CA 08 : 1,72 M€), ne s’était pas manifesté dans la matinée.

Manager licencié

Le délégué du personnel titulaire, Maxime Belkhiri, qui est aussi, le manager du restaurant est lui-même convoqué demain matin par la direction dans le cadre d’un entretien préalable au licenciement, après plusieurs avertissements. « Il y a déjà deux salariés qui ont été licenciés au motif de création d’une mauvaise ambiance. Depuis son arrivée, la nouvelle direction applique une répression massive et ne respecte pas la législation du travail, au niveau des amplitudes horaires notamment. Les avertissements pleuvent ainsi que les mises à pied. Cela n’est pas lié à un impact économique, le restaurant connaît une hausse de fréquentation », explique-t-il, en précisant que, « pour l’heure, l’inspection du travail n’est pas intervenue ». Il dit souhaiter revenir à des conditions de travail normales. « Nous réclamons l’arrêt des sanctions, la réintégration des personnes licenciées, et l’arrêt des actions engagées contre les délégués du personnel qui sont là pour le défendre ».

Des salariés « terrorisés »

« Les délégués du personnel CGT nous ont informé que la direction a demandé près d’une dizaine de jours de mises à pied, que les salariés sont terrorisés. Même les élus syndicaux sont visés par cette répression. Je le dit fermement, cela suffit. Il y a un code du travail et des lois dans ce pays ! », s’insurge le secrétaire général de l’UD CGT, Pierre Place. « Cet été, la CGT n’a pas pris de vacances. Nous avons reçu une dizaine de personnes, salariés, délégué du personnes venues dénoncer des pratiques douteuses : absence de contrat de travail, non paiement du salaire à la fin du mois… On est retourné deux siècles en arrière. Je tiens à dire que ces méthodes dictatoriales ne concernent pas tous les dirigeants des P.-O. » conclut-il. La rentrée sociale de la CGT 66 se tiendra à la cave Escoffier à Alenya le 26 septembre prochain.

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