Pyrénées-Orientales
Institutions
Perpignan : dernier conseil pour Jean-Paul Alduy

Après avoir annoncé son retraitde la scène politique lors des vœux de l’agglomération de Perpignan, c’est sous sa casquette de premier adjoint au maire que Jean-Paul Alduy a participé, ce 5 février, à son dernier conseil municipal. Il a choisi la fin du débat d’orientation budgétaire pour faire une ultime intervention. « Le DOB est un de ces moments rares où on choisit les chemins du futur. Cela a toujours été l’obstination de ma vie », lance Jean-Paul Alduy. « Puisque c’est ma dernière intervention, j’ai besoin de vous dire que j’assume pleinement et que je ne regrette rien de la politique que j’ai menée pendant vingt ans ». Pour lui, cela se traduit dans les faits par « l’embellissement de la ville payé par l’emprunt », « des actifs nettement supérieurs », une « dette maîtrisée, car remboursée en 9 ans », « la création de richesses », « un chômage désormais au même niveau que la moyenne départementale et plus bas qu’à Béziers ou Narbonne ».
« Forcer les feux contre la crise »
« On a forcé les feux parce qu’il y avait la crise et qu’on savait que les décisions d’investissements de la Ville et l’Agglo représentaient 40 % des emplois du BTP dans les P.-O. Une dette zéro, c’était des chômeurs en plus, 40 à 50 % d’impôts supplémentaires. C’est donc notre politique qui nous a évité d’entrer dans la spirale de la crise et nous a donné de l’élan, a-t-il ajouté. Ne penser qu’à soi et qu’au présent est une erreur en politique ». C’est sur cette citation de La Bruyère que Jean-Paul Alduy s’est retiré de la scène municipale pour laisser place à la nouvelle génération. Les Alduy, père et fils, ont dirigée la municipalité, puis l'Agglo de Perpignan, pendant 55 ans, depuis 1959.










