Perpignan : Cémoi vise 850 M€ de CA en 2015
Le groupe familial perpignanais Cémoi, n°1 du chocolat français, devrait confirmer en 2015 une nouvelle croissance pour atteindre un CA consolidé de 850 M€ et viser le milliard d’ici trois ans, annonce le PDG, Patrick Poirrier, à La Lettre M. Il investit 15 M€ sur ses sites en Europe et envisage une possible croissance externe hors de la zone Euro. « Notre croissance est actuellement portée par la valorisation produit et moins par le volume. En 2015, nous nous adapterons au marché, explique le dirigeant, qui constate que « la vente de fèves de cacao s’amplifie depuis quelques années. » Selon lui, « le marché européen reste compliqué, les volumes stagnent alors que le marché américain est plus porteur. D’ailleurs, nous étendons notre réseau de distributeurs et notre capacité de stockage. » L’export reste cependant stable et représente 30 % des ventes.
Ouverture de l’usine d’Abidjan en mai
Le groupe construit actuellement une nouvelle usine à Abidjan (Côte d'Ivoire) qui produira de la poudre de cacao, de la pâte à tartiner et des tablettes de chocolat. « Elle sera opérationnelle en mai et créera une centaine d’emplois à terme, dans la production et le réseau de commerciaux. L’objectif est de développer le marché en Côte d’Ivoire et les pays limitrophes comme le Nigéria. Le marché est gigantesque. Seront proposés sur un large réseau de distribution des produits accessibles sous forme de petits contenants », annonce le dirigeant, qui entend s’appuyer sur une autre production de Côte d’Ivoire, la noix de cajou, pour développer d’autres produits.
Programme « Transparence »
Le groupe annonce aussi investir 20 M€ sur 3 ans dans son programme "Transparence" : développement durable, programme de cacao biologique en Equateur, appui aux coopératives. « Depuis quelques années nous travaillons sur un programme de traçabilité en lien direct avec les producteurs faisant écho aux attentes des consommateurs. D’ailleurs, nos clients comme le groupe familial Puratos veulent un sourcing différencié, plus de traçabilité et financer des infrastructures dans le cadre de leur démarche de développement durable. Cette démarche concerne autant les industriels que les distributeurs », explique le dirigeant.










