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Immobilier
| 9/05/2014

Père Prévost : Saurel, PragmA et l’Enclos Saint-François main dans la main

Comme révélé dans notre newsletter de mercredi, Philippe Saurel, maire de Montpellier (DVG, au centre sur la photo), le promoteur immobilier PragmA (Philippe Gadelle, président, à gauche) et l’Enclos Saint-François de la Pierre Rouge (Nicolas Giraud, à droite), propriétaire d’un vaste domaine dans le quartier des Beaux-Arts (dont le stade du Père Prévost), ont conclu un protocole d’accord dans la foulée de l’élection de Philippe Saurel comme maire de Montpellier, le 30 mars.
PragmA restituera le terrain de football en l’état (93X56 mètres) et investira environ 300 K€ dans la réfection du stabilisé, des clôtures et de l’éclairage. La Ville louera ce terrain à l’Enclos Saint-François à raison de 20 K€ par an, dans le cadre d’un bail emphytéotique de 18 ans. La Ville rend constructible deux parcelles de l’Enclos Saint-François, pour que PragmA y réalise les m2 perdus par la préservation du stade du Père Prévost.

« Un acte politique »

Philippe Saurel s’était engagé, pendant la campagne, à préserver le stade intact. « C’est un équipement public de proximité pour les Beaux-Arts, un symbole fort de la Ville depuis 100 ans, et le club du quartier (Lunaret, NDLR) pourra y vivre encore de façon sereine. Conserver ce stade, c’est un acte politique, qui marque l’ancrage du sport dans les quartiers, et c’était aussi la volonté de la population », a-t-il martelé vendredi matin dans un point presse.
« On n’avait pas réussi à convaincre le quartier (pour le précédent projet, qui condamnait le stade du père Prévost, NDLR), a admis Philippe Gadelle, président de PragmA. D’un grand projet, on passe à trois petits projets à taille humaine. L’ensemble déploiera au total 13 500 m2 de Shon, pour environ 250 logements. Certes, ces programmes ne sont pas très éloignés les uns des autres certes, mais ils vont s’étaler dans le temps. Le premier projet sortira en 2015, le 2e en 2016, le 3e en 2018. Du coup, ça ne va pas perturber le quartier. » Autre intérêt de passer de un à trois programmes : « Il y aura 30 % de logements sociaux dans chaque programme. Disséminer les logements sociaux à travers trois programmes est plus facile à gérer (éviter l’effet ghetto, NDLR). » Des architectes montpelliérains seront à la baguette (N+B, Garcia Diaz) et la hauteur des bâtiments sera de R+4.

Photo HV

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