Pascal Delubac réélu président de la Fédération de l’Hospitalisation privée LR
Élu en 2014, Pascal Delubac a été réélu (96,3% des voix) le 8/4 dans son fauteuil de président de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP) LR, lors de l'assemblée générale à Castelnau-le-Lez. Celui-ci n'effectuera « qu'un mandat de dix-huit mois, afin d’accompagner le rapprochement avec la FHP de Midi-Pyrénées (FHP MP) d’ici fin 2017 », explique à La Lettre M Pascal Delubac, le président de la FHP LR. Cette période correspond en effet à la révision du projet de santé de la région LRMP de l’ARS. Ainsi, jusqu’à fin 2017, il y aura deux pôles à la FHP et à partir de fin 2017, un seul pôle avec le maintien d’une autonomie à Montpellier. » Il ajoute, « 2016 est une année de transition. Le bureau a l'ambition que la FHP s’engage dans la promotion de l'hospitalisation privée. La construction d'une nouvelle fédération, qui représentera l'ensemble de nos établissements en LRMP (soit 77 adhérents en LR et 53 en MP), est une condition de réussite de cette mission. » Catherine Laurin-Roure, membre du bureau de la FHP LR qui est aussi directrice de la polyclinique Kenval à Nîmes, prend la fonction de secrétaire générale, succédant à Christian Guichard du groupe Médipôle Partenaires, qui occupait cette fonction depuis 28 ans. Durant cette période transitoire, Pascal Delubac entend faire du lobbying auprès des élus pour montrer que « nous sommes un acteur du territoire représentant un poids économique, une plus value dans les actes de soins et la formation. D’ailleurs un centre de simulation pour les infirmier(e)s va bientôt ouvrir », annonce-t-il.
Une loi compliquée
A l’issue de cette assemblée générale, s’est tenu un débat sur le thème « Loi de modernisation de notre système de santé : mythe ou réalité ? » où des acteurs du système de santé de la région LRMP ont pu confronter leurs avis face notamment à la position de l’ARS LRMP. En effet, le directeur général adjoint de l'Agence régionale de santé (ARS LRMP), Jean-Jacques Morfroisse considère que « cette loi est moderne car ce n'est pas seulement une injonction : elle prend en compte l'évolution des pratiques. » Selon lui, la médecine de demain se fera « en dehors des établissements de santé. D’où la nécessité d’organiser les soins de premiers recours en proximité sur les territoires et conserver une prise en charge de qualité. Un autre défi se pose à nous : l'enjeu que représente la promotion de la prévention, un autre axe majeur de notre système de santé. » La Région LRMP, représentée par le Dr Françoise Bons, répond à la nécessité de proximité d'accès aux soins sur un nouveau territoire. « La Région LRMP va financer entre 8 et 12 maisons de santé en 2017 et étudie une expérimentation de Centres de santé d'ici un an », indique-t-elle. De son côté, Lamine Gharbi, président national de la FHP (ex président de la FHP LR), s’est longuement exprimé contre la loi de janvier 2016 et ses 230 textes d’application, tout en lui reconnaissant toutefois un point positif : la création de groupements hospitaliers de territoire (GHT) confirmant que « des GHT privés seront montés ». « Soit on aborde les GHT de façon pessimiste, en disant que les hôpitaux vont d'abord s'organiser entre eux, soit on le fait de façon guerrière, en disant que si les hôpitaux font des GHT, le secteur privé en fera aussi, réagit Frédéric Sanguignol, président de la FHP MP. Ou bien on aborde cette question de façon positive, en rappelant que de nombreux partenariats publics-privés existent déjà en région. Mais alors, seront-ils reconnus par les GHT publics ? » Élue à la Métropole de Montpellier, Catherine Dardé s’est fendue d’un commentaire résumant la situation du secteur : « le système de santé est encore trop cloisonné et segmenté alors que c’est le patient qui doit tenir le rôle central du dispositif de santé. »










