Pascal Chapon : « Mon ambition ? Que TWB devienne incontournable au niveau européen »
Tout juste nommé directeur exécutif de TWB, organisme toulousain spécialiste de la conduite de projets R&D en biotechnologies industrielles, Pascal Chapon évoque en exclusivité pour La Lettre M les grands axes de sa feuille de route.
Pourquoi avoir fait le choix de rejoindre TWB après avoir occupé au cours de votre carrière plusieurs postes de direction à l’international en R&D pour des groupes tels que Solvay ou Danone, ainsi que des postes en lien avec l’acquisition d’entreprise et la stratégie chez Sleever International et Aliaxis ?
Je connaissais bien TWB, avec qui j’avais notamment collaboré de façon indirecte lorsque je travaillais chez Danone. J’ai un double profil, à la fois scientifique et business, avec une carrière – vous l’avez souligné – réalisée dans le secteur privé. J’ai une bonne expérience des relations entre privé et public ; je connais les défauts potentiels de ces collaborations, en particulier en matière de respect des délais et des engagements… Je peux, justement, apporter cette expérience et cette vision.
Quelles sont les grandes lignes de votre feuille de route ?
Ma feuille de route se base sur plusieurs constats. Tout d’abord, TWB s’appuie sur un formidable écosystème constitué de 45 acteurs des biotechnologies, mais qui sont aujourd'hui principalement français. Mon ambition est de faire de TWB un modèle à l’échelle européenne, a minima. Je suis d’ores et déjà en contact avec de grands groupes internationaux afin d’initier des collaborations d’ici à la fin de l’année. Par ailleurs, j’estime que nous serons plus efficaces en accompagnant des projets plus importants faisant intervenir plusieurs entreprises.
Vous misez sur les synergies…
Absolument ! Mon ambition est que TWB devienne incontournable au niveau européen. TWB, ce sont 80 salariés et un écosystème de 150 personnes en incluant les start-up. Mais en réalité, nous travaillons en synergie étroite avec le Critt Bio-Industries et TBI (Toulouse Biotechnology Institute, unité de recherche Insa-Inrae-CNRS, NDLR). Au total, les trois structures rassemblent environ 600 chercheurs. Localisés au même endroit, nous formons en quelque sorte la « Biotech Allée ». Ensemble, nous constituons un écosystème unique en Europe !











