Pas d’effet Euro 2016 selon les hôteliers
Pour Frédéric Michel, président des hôteliers à l'Union des métiers et des industries hôtelières (UMIH) de la Haute-Garonne, l'effet “Euro 2016” n'aura pas lieu. Ou si peu. « Tout le monde annonçait des retombées économiques importantes pour l'hôtellerie locale, grince-t-il. On nous avait vendu quelque chose d'énorme. Or, s'il y a bien eu quelques réservations, ce n'est clairement pas l'euphorie. » En cause, selon lui, la stratégie du voyagiste officiel de l'UEFA, Kuoni, qui aurait « peut-être eu les yeux plus gros que le ventre en bloquant un trop grand nombre de chambres » auprès des hôteliers toulousains. Des chambres finalement non réservées.
Même son de cloche chez Sandra Lampée-Baumgartner, présidente du club hôtelier de Toulouse, qui déplore une situation « vraiment pas fantastique », avec des hôtels « remplis seulement à 50 % » durant la période de l'Euro. « Bien sûr, des facteurs nationaux, comme les attentats, nous ont directement impactés, concède-t-elle. Mais ce n'est pas tout. Traditionnellement, le mois de juin est très chargé en congrès et séminaires. Mais cette année, ces grands événements se sont reportés sur des villes qui n'accueillent pas l'Euro. Or, Toulouse ne reçoit que quatre matchs, ce qui représente au maximum huit nuitées. Le mois de juin, c'est 30 jours... » Les hôteliers locaux le martèlent : « Contrairement à ce que l'on a pu lire ça et là, non, Toulouse n'est pas complet pendant l'Euro ! »










