Paris/CCI – Le Premier ministre demande aux CCI d’ « accélérer » leur rapprochement
Mardi 9 décembre, lors de la journée de clôture des états-généraux des CCI, au palais des congrès de Paris, le Premier ministre François Fillon a affirmé qu’il « souhaitait voir accéléré » le rapprochement des chambres consulaires. « Il faut que dès 2009, votre réforme produise des résultats tangibles pour ceux que vous servez », a lancé le chef du gouvernement aux représentants des CCI françaises, dont plusieurs du Languedoc-Roussillon. Des représentants des chambres de Montpellier et Nîmes, favorables à la réforme, étaient présents, ainsi que des membres de la CRCI. D’autres, comme la CCI d’Alès, n’ont pas fait le déplacement.« Aujourd’hui, il faut accélérer, a assuré François Fillon, car les regards et les attentes sont tournés vers vous. C’est pour cela que je vous invite à avoir achevé votre réflexion dans les deux mois. Je demande à Christine Lagarde et Hervé Novelli de préparer avec vous, dans un dialogue nourri et constructif, les textes qui devront être votés au Parlement ».Auparavant, le Premier ministre a longuement détaillé les différentes mesures de relance décidées par le chef de l’Etat. Il a également annoncé qu’il avait « demandé à Eric Woerth », le ministre du Budget, « de déposer un amendement au projet de loi de finances rectificative pour 2008 afin d’exempter le comptable public de l’obligation de publier l’inscription du privilège du Trésor lorsqu’un plan d’apurement des dettes a été octroyé par le créancier public et respecté par l’entreprise. Le délai de négociation sera allongé de six mois à neuf mois pour laisser le temps nécessaire à la négociation de ce plan ». À propos des banques, François Fillon a appelé les entreprises à « saisir le médiateur du crédit » si elles avaient « connaissance de situations innacceptables »./em>Les cinq objectifs de l’ACFCIAvant le discours du Premier ministre, le président de l’ACFCI Jean-François Bernardin a pris la parole pour défendre la « réforme courageuse » engagée par les CCI, qui « devrait permettre sur la durée des économies substantielles et surtout une efficacité accrue. (…) Si on nous coupe les ailes au détour de la loi de finances rectificative en anticipant à l’excès les économies futures, alors nous ne comprendrions plus ». Jean-François Bernardin a affiché « cinq objectifs ambitieux » : « diminuer notre pression fiscale d’au moins 10 % d’ici cinq ans » ; faire bénéficier les entrepreneur du même « bouquet de services » dans toutes les CCI de France ; assurer la gestion due guichet unique des entreprises ; faire passer le nombre d’entreprises exportatrices « de 50 000 à 100 000 » ; continuer l’effort de formation, notamment par alternance. Sur ces derniers points, François Fillon a rappelé que la loi de modernisation de l’économie confiait la fonction de guichet unique aux centres de formalité des entreprises. Quant à l’apprentissage, il a affiché un objectif de 500 000 apprentis en 2009. « Mais si on peut faire mieux, bien sûr, allons-y ! Nous serons naturellement à vos côtés ».À Paris, H.F.










