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| | 18/02/2009

P.-O./Viticulture La filière viticole s’inquiète du projet de loi HPST auprès des parlementaires.

Les 700 mesures et amendements du projet de loi Hôpital, Patient, Santé, Territoire (HPST), qui seront votés début mars, inquiètent la filière viticole roussillonnaise, qui a invité le 13 février les parlementaires roussillonnais à une réunion de travail.« C’est l’ensemble de la filière, soit huit organisations, qui s’est regroupée pour faire entendre aux parlementaires des P.-O. l’intérêt de défendre la viticulture locale face à ce projet de loi » a raconte Fabrice Rieu, président du CIVR, à La Lettre M.Plus de dégustations dans les caveauxLa filière viticole roussillonnaise remet en cause l’article 24 de ce projet de loi, jugé trop restrictif et prônant une politique d’interdits et de repression. « S’il est voté, il aboutirait à une interdiction pure et simple des dégustations dans les caveaux, salons, foires et autres fêtes du vin. De même, les menus « vins compris » se verraient interdits. Cela mettra en péril l’organisation économique de la filière » souligne Fabrice Rieu. Denis Pigouche, le président des Vignerons, trouve « scandaleux qu’en France on considère le vin comme un poison alors que nous prônons déjà la modération ! Nous ne devrons plus communiquer par le biais d’internet, un outil crucial aujourd’hui, ni développer la vente à distance, alors que les autres pays européens en ont le droit ». Les parlementaires parviendront-ils à convaincre ? « Le député Daniel Mach qui représentait aussi le député François Calvet, et les attachés parlementaires du sénateur Jean-Paul Alduy et des députés Jacqueline Irles et Arlette Franco nous ont assuré de leur soutien, lors de cet entretien » souligne le président du CNIV, Jean-Louis Salies.Brice Cassagne, le président des Jeunes Agriculteurs, ne cache pas son désarroi « aujourd’hui, le problème n’est pas d’avoir le soutien des parlementaires mais de leur capacité de fédérer au sein même de l’Assemblée nationale pour défendre nos intérêts ». Ce que confirme Denis Pigouche, le président des Vignerons « si tous les parlementaires qui sont pour la viticulture siègent ce jour là, nous n’avons rien à craindre. Mais si le dénouement des débats tarde, nous risquons de ne pas être satisfaits ».V.C.

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