Fil infos

| | 26/03/2009

P.-O./TGV – Les Roussillonnais veulent une ligne mixte, mais préfèrent attendre leur gare nouvelle

Jean-Paul Alduy, sénateur-maire (UMP) de Perpignan, Christian Bourquin, président (PS) du conseil général des P.-O., Bernard Fourcade, président de la CCI des P.-O., et Manel Nadal, représentant du ministère des transports de la Généralitat de Catalunya : tous ont, mercredi 25 mars, leur préférence pour la réalisation, à l’horizon 2020, d’une ligne mixte alliant la grande vitesse voyageurs et le fret entre Montpellier et Perpignan, lors de la troisième réunion du débat public sur ce projet de ligne nouvelle, à Perpignan.Cette solution a été aussi celle qui a été retenue la semaine dernière lors du débat qui s’est tenu à Narbonne. C’est le plus coûteux (5,9 Md€, valeur octobre 2008) des quatre scénarios présentés par Réseau Ferré de France, maître d’ouvrage. La question du financement a d’ailleurs fait l’objet de larges explications de la part de Claude Liebermann, ingénieur général des ponts et chaussées. Christian Bourquin a rappelé que, selon le scénario choisi, « le département ne pourra plus rien faire pendant deux ans pour financer la LGV ».Une gare « dans une deuxième phase »Bernard Fourcade a défendu l’intérêt d’envisager une gare nouvelle à proximité de l’aéroport. « Pour ma part, je souhaiterais faire de la prospective par rapport au transport aérien. Les low cost qui se développent ici demandent des aéroports multimodaux avec des accès rapides. »Alors que Jean-Paul Alduy et Christian Bourquin pensent qu’une gare nouvelle serait « envisageable dans 20 ans ou dans une deuxième phase », le Catalan du sud Manel Nadal a assuré « qu’il doit y avoir le plus grand nombre possible de gares et des TGV qui s’arrêtent dans les villes moyennes. »Jean-Paul Alduy a, lui, suggéré de « réaliser une réserve foncière pour avoir demain la possibilité de construire une troisième voie, car on construit un équipement pour cent ans» Il a rappelé que les besoins des P.-O. concernent aussi les autres moyens de transport comme les TER. « Il n’y a pas que la LGV. Nous avons besoin de TER à grande vitesse afin d’assurer la liaison inter-cités ». Le maire de Perpignan parle même de scénario 3 bis car « il ne faut pas de fret dans la ville. Mieux vaut pour cela une voie entre Cerbère et Perpignan ». Un point repris par Christian Bourquin, qui a soulevé le problème du port de Port-Vendres qui ne bénéficie pas de ligne ferroviaire vers la zone Saint-Charles de Perpignan.V.C.

Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie