P.-O./Solaire - L’attrait des P.-O. ne suffit pas pour implanter des usines photovoltaïques
Fort du pôle de compétitivité Derbi, le département des P.-O. attire les industriels qui projettent de construire des usines de production de panneaux photovoltaïques. En peu de temps, deux importants projets sont apparus avec de forts investissements et plusieurs centaines d’emplois à la clé. Mais l’un d’eux a déjà filé en Lot-et-Garonne. Et le deuxième n’est pas encore définitivement acquis.Photovoltech : « aucune décision prise »Photovoltech, une société belge qui fabrique des cellules photovoltaïques et dont les capitaux sont détenus par Total et Suez « développe depuis plusieurs années un projet de construction d’une usine de production de cellules photovoltaïques à l’international hors de la Belgique. Pour l’heure aucune décision n’a été prise » précise le service de presse de GDF Suez. Ce projet porterait sur 200 M€ d’investissement, avec 330 emplois à la clé.« Ce projet pourrait tout à fait avoir sa place sur les P.-O. et plus particulièrement sur la zone de Torremilla à Perpignan qui peut apporter une réponse foncière » souligne André Joffre, le président du pôle de compétitivité Derbi. « Avec le projet de Photovoltech, nous sommes dans une autre dimension avec une société dont les capitaux sont détenus par Total et Suez », estime Jean-Paul Alduy, sénateur-maire de Perpignan et président de l’agglomération Perpignan Méditerranée. « Même si localement, nous nous mobilisons tous car nous avons des atouts, je crains que la réhabilitation du tissu industriel et la reconversion de sites militaires dans le nord de la France ne jouent contre nous ». Une crainte également exprimée par André Joffre. Fonroche parti dans le Lot-et-GaronneUn autre projet a déjà avorté : celui de Fonroche Énergie, qui projettait, associé aux espagnols Pevafersa, la construction d’une usine de fabrication de panneaux photovoltaïques avec à la clé 250 emplois. « Fonroche m’a contacté pour une implantation locale », explique André Joffre, président du pôle Derbi. « Mais les origines du dirigeant et l’obtention du financement du bâtiment de l’usine par le conseil général du Lot-et-Garonne, ont fait pencher la balance ».V.C.










