P.-O./Lycée - Risque de suppression de la filière commerciale au lycée agricole de Théza
Mardi 17 mars, le vice-président de la Région L-R, en charge de l’enseignement, Max Lévita s’est rendu au lycée agricole Federico Garcia Lorca de Théza (220 lycéens) pour inaugurer sa restructuration. « La Région y a consacré 4,3 M€ pour la mise en sécurité des bâtiments et diverses rénovations », a-t-il déclaré. Son déplacement a débouché sur un tour de table avec Pierre Augier, le DRAAF, un représentant du Rectorat et des enseignants. Ces derniers sont inquiets concernant l’avenir du BTS Technico-commercial et le devenir de l’établissement.La filière commerciale agricole en dangerLe proviseur, Rolland Raynaud, s’est inquiété de la fermeture du BTS Techniques de Commercialisation ». « L’agriculture, ce n’est pas que cultiver. Il y a d’autres filières qui favorisent le maintien de l’activité agricole. La vente de nos produits, quels qu’ils soient, en est le principal enjeu » a aussi souligné Marcel Mateu, conseiller général du canton d’Elne qui a assuré les lycéens du soutien du Département. Cathy Prats, professeur au sein de l’établissement, s’est insurgée « Cela fait des mois que les autorités nous baladent. Tous veulent défendre l’agriculture. Mais sur le marché, la question est la commercialisation des produits ». Selon elle, « le BTS TC compte 12 élèves, il est adossé à un autre BTS IAA (13 élèves) qui de fait sera lui aussi mis en danger ».Une formation en danger, faute d’effectifs alors qu’existent les débouchésSelon le DRAAF, Pierre Augier, « cette filière connaît de véritables difficultés pour recruter des jeunes. Le ministère de l’Agriculture ne peut soutenir des filières à faible effectif. Aujourd’hui, on ne peut pas proposer aux jeunes des formations identiques sur tous les territoires, il faut avoir une vision plus large ». « La filière Techniques de commercialisation de l’IUT de Montpellier, n’a que 700 places pour 2 000 demandes. Il y a donc un problème image. Il nous faut construire un message et dire aux jeunes que les filières professionnelles de BTS sont équivalentes à celles des IUT dans ce domaine » a rétorqué Max Lévita.Des commerciaux pourtant utiles à l’exportLe professeur de commerce, Christophe Groelle, qui rentre d’un voyage d’étude en Allemagne avec neuf de ses élèves, dénonce l’absence de produits de la région dans les supermarchés allemands. « Face à ce constat, si nous ne développons pas des forces vives commerciales pour notre agriculture, d’ici 10 ans, il n’y aura plus d’export possible »Le proviseur, Rolland Raynaud a suggéré à Max Levita de transformer cette filière commerciale « en l’orientant sur l’apprentissage ». « Faites-moi un dossier dans ce sens. Pour l’apprentissage, nous pouvons davantage intervenir », lui a répondu l’élu régional.V.C.










