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| | 26/03/2009

P.-O./Crise - Pas de signe de reprise dans les P.-O., selon le préfet

Depuis janvier, la tendance à l’amplification de la crise se fait sentir dans les P.-O., selon un état des lieux dressé mercredi 25 mars par le préfet du département, le TPG et le médiateur du crédit. « Les tendances s’infléchissent dans le mauvais sens », constate le trésorier payeur général, Jean-Paul Métois. « La situation de l’emploi se dégrade comme celle des défaillances d’entreprises. Pour l’instant, nous ne voyons pas de signe de reprise ».Les indicateurs montrent une situation qui se détérioreDu côté de l’emploi, le département compte 31 928 demandeurs d’emploi en janvier 2009 (dont 21 824 de catégorie 1), soit + 9,8% par rapport à janvier 2008. Le travail temporaire est lui aussi impacté avec une baisse de l’encours global évalué à - 10,3% des contrats. En janvier et février 2009, 97 entreprises ont licencié 245 salariés. En 2008 sur la même période, les licenciements ont concerné 61 entreprises pour 147 salariés.283 dossiers de surendettement ont été déposés en janvier et février 2009, contre 251 au début 2008.Sur les 22 000 entreprises recensées dans les P.-O., 76 ont été mises en liquidation judiciaire en janvier et février 2009 (+ 43% sur la période en 2008). Les secteurs du bâtiment et de l’immobilier sont particulièrement touchés, tout comme celui de l’automobile dont les ventes chutent de - 14% en janvier 2009 par rapport à janvier 2008.La création d’entreprise n’est plus au rendez-vous. Pour la première fois depuis 10 ans, le solde des créations/radiations devient négatif.Face à ces constats, Hugues Bousiges veut combattre l’incertitude ambiante. Selon Laurant Mary, directeur de la Banque de France et médiateur du crédit, « les ménages comme les entreprises sont attentistes. Ils semblent différer leurs investissements et s’orientent vers les placements. » L’épargne augmente de 5 %.Le plan de relance ?L’Etat s’est engagé à hauteur 4,756 M€ dans le plan de relance national en faveur de la prison, de l’université, de la RN 116, de la gare TGV, du théâtre de l’Archipel… « L’observatoire de la commande publique recense pour 364 M€ de projets , souligne le préfet, en précisant toutefois, que toutes les communes n’ont pas encore répondu. Or c’est la commande publique qui va tirer, en partie, l’économie locale ». Face à la hausse importante de l’épargne, le préfet se dit inquiet face à « cette incertitude » qui nuit à l’activité.73 demandes de médiation du crédit ont été enregistrées sur le département (7 973 au niveau national). Laurent Mary, qui est aussi le médiateur du crédit local, avoue que « 48 dossiers ont été traités et que 23 entreprises ont obtenu leur prêt ». 95 % des dossiers concernent des entreprises de moins de 50 salariés et des besoins de trésorerie à 97 % inférieurs à 50 000 €, seuls 3 % des besoins sont supérieurs à 500 000 €. Toutefois, on note que beaucoup de dossiers n’ont pas été acceptés. Laurent Mary répond que certains dossiers ont été réglés directeur avec les Tiers de Confiance (CCI , Chambre de Métiers …) pour les autres, ils n’étaient pas assez solides ».Le préfet estime « que les entreprises sont trop frileuses pour dire qu’elles ne vont pas bien. Il faut un changement de culture ».V.C.

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