P.-O./Budget - Le conseil général augmentera ses impôts en 2009
Ce matin, l’assemblée du conseil général des P.-O. s’est réunie pour débattre des orientations budgétaires 2009. « Nous sommes dans des conditions particulières », a lancé avec gravité Christian Bourquin, président du Département. « Nous sommes dans un contexte de crise financière qui débouche sur une crise économique et qui impacte lourdement les collectivités locales ».« Nous assistons à une véritable casse des collectivités locales et des entreprises, une casse qui a commencé avec la décentralisation. Le gouvernement nous doit 60 M€ » affirme le président, en s’appuyant sur une étude réalisée en 2005 par Ernst&Young pour le compte de l’Assemblée des départements de France, ainsi que sur une analyse réalisée par la Caisse d’Epargne.« Heureusement que depuis 10 ans, nous avons fait le choix fondamental du désendettement de l’institution. Le cumul de la dette est passé de 180 à 110 M€. Notre situation, saine, devrait nous permettre d’absorber les difficultés de la crise » souligne-t-il.Christian Bourquin a présenté les conditions dans lesquelles le budget 2009 devrait s’établir. « La part des recettes, soit 292 M€, est largement mangée par la décentralisation ». La dotation globale de l’Etat s’établit à la baisse avec 70,6M€ en 2009 (73M€ en 2007). Alors que les droits de mutations arrivent à 48M€ en 2009 contre 67 M€ en 2007. Les recettes attendues par la fiscalité directe atteindraient 174 M€ en 2009 (167 M€ en 2008).Dépense obligatoires : 38 M€ de plusLes dépenses obligatoires s’envolent à 386 M€ en 2009 contre 348 M€ en 2008 et 251 M€ en 2004. « Ces dépenses concernent l’APA, l’aide à la personne. Il y a aussi le RMI qui va devenir RSA sur lequel nous n’avons aucune influence » souligne le président.« L’écart entre les dépenses et les recettes s’élève à 42 M€. C’est le montant qui nous manque dans les caisses et c’est là le cœur du débat d’orientation budgétaire » a souligné le président devant son assemblée « une augmentation des recettes ne pourra être liée qu’à l’augmentation des impôts ». Il a rappelé qu’une augmentation d’un point de l’impôt rapportait 1,7 M€ à la collectivité et surtout que « les équilibres atteints par l’institution sont fragiles. En deux ans, un budget peut être détruit ».Les bases du débat posées, Christian Bourquin a évoqué trois priorités : l’économie avec le soutien au logement et les routes, le pouvoir d’achat, « grand oublié du plan de relance ». Enfin, la troisième de ses priorités concerne la santé.V.C.










