Où en est le projet Solarzac ? Le point avec le président d’Arkolia Energies
Solarzac ? « Le projet est toujours en maturation avec les élus locaux du plateau et du contrefort de ce territoire », assure à La Lettre M Laurent Bonhomme, co-président d'Arkolia Energies (Mudaison), producteur d'énergies vertes. Ce projet porte sur de la co-activité agricole et énergétique, avec une centrale au sol et un volet pilote de méthanisation à Cros dans la partie héraultaise du plateau du Larzac. L'objectif est de faire acquérir par les collectivités les 1 000 hectares du domaine privé de Calmels en le finançant par les loyers versés par le projet Solarzac.
Un projet revu à la baisse
« Après la concertation publique, le projet énergétique a été revu à la baisse. La puissance sera de 175 MWc d’électricité photovoltaïque et 30 MW issus du gaz naturel sur une emprise foncière de moins de 200 ha. Il est envisagé d’implanter une usine de production d’hydrogène sur la ZI du Caylar », indique-t-il. Le projet comprend 200 ha supplémentaires pour le volet agricole. L’investissement serait d’environ 200 M€ ». Le projet initial prévoyait de la production énergétique verte (photovoltaïque, gaz naturel) sur 400 ha pour une puissance estimée entre 180 et 320 MW avzc un investissement entre 200 et 600 M€.
Enquête publique peut-être en 2024
Si une deuxième étude environnementale va être lancée au printemps 2021, l’enquête publique ne pourrait être, selon Laurent Bonhomme, être réalisée au mieux qu'en 2024 après le dépôt du permis et la validation de PLUi. « Aujourd’hui, il s’agit de savoir si on souhaite que le domaine soit revendu à un simple investisseur, ou à une association comme l’Aspas qui fermera le site à toute présence humaine, indique Laurent Bonhomme préfèrant porter sur ce territoire un projet économique.
Créer de la pérennité agricole
« En renforçant la dimension agricole de Solarzac, on crée de la pérennité agricole, explique Laurent Bonhomme. Le foncier occupé par les 200 ha de panneaux photovoltaïques pourrait servir au parcours d’un troupeau. D’autre part, nous avons conduit l’été dernier un test de mise en herbe sur sept hectares afin de transposer cette pratique sur les autres 200 ha réservés. Cela coûte 5 000 € par hectare ». Le projet a fait appel à l’association Solagro pour bâtir un modèle agricole. « Solagro a démontré qu’après cette préparation du sol, un projet d’exploitation ovin de 600 à 1 200 brebis allaitantes pourrait être viable. Le sol en l’état produit 300 kg par an et par hectare de matière sèche (fourrage et paille, NDLR). Le travail du sol porte cette production à 1,5 tonne par an et par hectare », conclut-il.










