Oppidea veut relever la qualité des logements neufs à Toulouse
Oppidea, Sem d’aménagement de la Ville et de la Métropole de Toulouse, prévoit de céder cette année des terrains équivalant à 2.400 logements, soit environ 1.000 logements de plus qu’en 2016, du fait notamment du « fort impact fort de Toulouse Aerospace – résidence étudiante de Kaufman&Broad, lancement commercial de la partie d’Altarea Cogedim, immeuble B612 dont Oppidea est promoteur*, halle des machines… », explique ce mercredi Raphaël Catonnet, DG délégué d’Oppidea, aux côtés de Gilles Broquère, PDG, lors d’un point presse. Plusieurs opérations d’aménagement sont en cours : Laubis, Piquepeyre, Balma, Empalot, Cartoucherie, Saint-Martin du Touch (3 ateliers thématiques : commerce le 2/5, mobilité le 31/5 et espaces publics le 14/5), Ramassiers, Parc de l’Escalette, Monges, Andromède… Hors opération Faubourg Malepère (montage spécifique, rencontres prévues le samedi 25/6 de 10h à 17h), 2.302 logements seront attribués cette année, au lieu de 1.787 en 2016.
40 % de la production maîtrisée par Oppidea est dédiée au logement social et aux logements à prix maîtrisés. « Nous essayons de maîtriser les prix de sortie ainsi que les volumes. Oppidea ne concourt pas à spéculation immobilière, précise Raphaël Catonnet. La compétition entre promoteurs ne porte que sur l’offre qualitative. Les prix sont fixés à l’avance. On souhaite qu’il y ait qualité de construction. On vise un prix un peu moins cher que dans le diffus » - le secteur diffus représentant dans l’aire de Toulouse 75 % du marché. « Il y avait urgence à retisser un climat de confiance avec les promoteurs, et à renouveler des modes d’action », décrypte cet ancien de l’Epadesa (La Défense, Paris), séduit par le challenge d’accompagner la dynamique toulousaine.
Dans une nouvelle grille d’engagements qualitatifs (liste non exhaustive et ouverte), les promoteurs sont invités à se challenger : rapport à la nature, logements connectés, véhicules électriques partagés, mode constructif à ossature structure bois, logement évolutif/adaptable, immeuble bas carbone, locaux de services communs en rdc, système constructif, diversité architecturale, services liés à la Smart City, offre en habitat participatif, matériaux biosourcés, services numériques… « On veut des propositions neuves, des choses en évolution comme à La Cartoucherie (halles gourmandes, sport/bien être, offre de cinéma…), des expériences ambitieuses, une capitalisation de valeur immatérielle sur les quartiers neufs, jugés parfois trop désincarnés. »
Dans une métropole attractive, réputée pour l’intensité de son marché pour investisseurs, Oppidea, présidé par Gilles Broquère, veut élever le niveau global de qualité des logements neufs. « Il y a un peu de retard sur le niveau de certification de logements HQE à Toulouse. Quand il faut faire avancer quelque chose à Toulouse, il suffit de se comparer à Bordeaux ou Montpellier. J’ai dit aux promoteurs : ‘à Bordeaux, 60 % des logements neufs sont labellisés HQE, et à Toulouse c’est seulement 10 %. Ça a fait électrochoc. Pour 2017, 32 dossiers de candidatures s’engagent sur NF HQE ou plus. Nos opérations doivent être un laboratoire dans des opérations publiques. Les opérateurs privés pourront ensuite décliner ce savoir-faire dans le diffus. Le but est de monter en gamme. »
En matière de foncier d’activité économique, Oppidea est impliqué dans 3 des 5 zones prioritaires identifiées dans le schéma métropolitain d’organisation des territoires économiques : zone aéroportuaire (« croissant fertile » (Andromède, Ramassiers à Colomiers, Saint-Martin-du-Touch), Oncopole (réflexion stratégique en cours avec les acteurs du site) et Toulouse Aerospace (200.000 m2 de bureaux, ensemble dédié à l’aéronautique, à l’espace et aux systèmes embarqués). Les deux autres zones sont Toulouse Euro Sud Ouest (Europolia) et Francazal – « Il n’y a pas d’aménageur désigné, mais on peut penser qu’un jour, il y en aura besoin », glisse Raphaël Catonnet.
Oppidea est aussi engagé dans la construction d’équipements publics, comme Aeroscopia (musée), des groupes scolaires (pôle enfance de Beauzelle, architecte : Espagno Milani ; pôle enfance de Monges- Cornebarrieu, architecte : Scape architecture - mandataire, de Giacinto cotraitant), des parkings silo - du Barry dans la Cartoucherie (architecte : Sequences) - ou encore l’épopée aéronautique de Toulouse Aerospace , inauguré le 10/6 (urbaniste : Seura - David Mangin ; paysagistes : OLM).
Nouvelle activité pour Oppidea, celle d’investisseur-gestionnaire, dans le cadre de foncières commerciales, pour favoriser l’implantation de commerces et de services de proximité. Oppidea investit dans l’acquisition de rez-de chaussées commerciaux, « là où les opérateurs privés ne viennent pas encore. On s’engage sur deux quartiers prioritaires de la politique de la ville : Empalot et les Izards », explique Raphaël Catonnet. Oppidea a constitué des SAS avec des partenaires (Caisse des Dépôts et le groupe Carrère), pour détenir un patrimoine, à terme, de 4,4 M€ et 4.000 m2 de commerces. Dans le détail : la SAS Micoulaud Commerces (quartier des Izards) déploie 1.304 m2 de surface de commerces pour un montant d’investissement de 1,7 M€ ; la SAS Empalot Commerces (quartier Empalot) déploie 2.002 m2 de surface de commerces pour un montant d’investissement de 2,9 M€.
« C’est une activité très délicate. Il faut en mesurer les risques. Le but est de pouvoir remettre ces rez-de-chaussée dans un circuit économique normal », précise le DG délégué.
Oppidea emploie 37 salariés, pour un CA de 66 M€ en 2016 (actes de ventes concessions). Prévisionnel 2017 : 70 M€. « Le redressement financier d’Oppidea se confirme, avec un résultat net de 378 k€ (545 k€ en 2015, après la signature d’un gros contrat avec Altarea Cogedim sur Toulouse Aerospace ; prévision 2017 : 146 k€) et un résultat d’exploitation de 140 k€ (prévision 2017 : 73 k€) », indique Gilles Broquère.
* 24.552 m2 de sdp, parking silo de 320 places, 70 M€ de travaux, soit « le plus gros chantier en cours à Toulouse », indique Gilles Broquère.
- Foncière, immobilière d’entreprise pour 9.600 m2
- IRT Saint-Exupéry pour 10.900 m2
- Espaces entreprises émergentes pour 1.600 m2
- Fonctions mutualisées pour 1.740 m2
Architecte : Kardham Cardete&Huet
livraison en janvier 2018.










