Onze propriétés de l’Etat mises en vente dans l’Aude
Lancé au plan national par le ministre du budget François Baroin début juin, le programme de cession des biens immobiliers de l'Etat se décline aussi dans l’Aude. La programmation audoise 2010 (*) recense onze biens de l’Etat qui ont été dévoilés ce 23 juin, devant la presse, par Anne-Marie Charvet, préfet de l’Aude. Les biens recensés sont « éclectiques, de la maison forestière à des entrepôts, des établissements non utilisés » a expliqué le préfet, en précisant que la nouvelle politique de l’Etat allait permettre « de se recentrer sur ce dont on a vraiment besoin, afin que les agents exercent dans des conditions correctes leurs attributions, mais aussi pour que l'Etat entretienne correctement son patrimoine. »
"Pas de vision stratégique"
Présent, Gérard Taburet, le directeur départemental des finances publiques, précise que « pendant longtemps, l'Etat n'a pas eu de vision économique ni stratégique pour son patrimoine. Or aujourd’hui, l’Etat se réforme sous la contrainte budgétaire et la révision générale des politiques publiques. » Le prix des biens sera estimé par les domaines, sur la base d’une évaluation sur les trois dernières années par rapport à un bien similaire. C'est par des procédures d'appels d'offre sous pli que les biens seront vendus. Dès 2010, l'Etat ambitionne d'aboutir à la vente de six de ces onze biens audois. Particularité de la procédure : les collectivités locales auront priorité sur les immeubles, dont la remise en état pourrait être, selon le préfet, « une occasion de se réapproprier les centres villes ».
Priorité aux bailleurs sociaux
Les bailleurs sociaux pourraient être prioritaires pour l'acquisition des immeubles carcassonnais des rues Jean-Bringer (immeuble d’habitation R+2 affecté en partie à usage de bureaux sur 333 m2) et Jean-Méliès (immeuble de bureau R+1 de 429 m2), ainsi que le site narbonnais de l'avenue du Général-Leclerc (ex entrepôt de la DDE de 151 m2). « L’intérêt de cette procédure est qu’elle nous permettra de prévoir des programmations pluriannuelles et surtout de gagner du temps. Mais la réhabilitation a un coût, il faudra que les prix des biens soient compatibles avec nos capacités financières sauf aides exceptionnelles », a déclaré Arnaud Cathala d’Habitat Audois, OPHLM de l’Aude.
(*) Maison forestière de l'Estagnol à Albières ; maison forestière de Caunes-Minervois ; les immeubles rue Jean-Méliès, rue Jean-Bringer à Carcassonne ; terrain à bâtir au domaine Prat-Mary (8 157 m 2 ) à Carcassonne ; à Narbonne, un entrepôt sur l'avenue du Général Leclerc ; à venir aussi le domaine de Cazaban, sur les communes de Cazaban et Palaja et un entrepôt à Narbonne.










